Le trafic des ports du Havre et de Rouen en nette baisse à cause de la crise du Covid-19

Le trafic des ports du Havre, Rouen et Paris a chuté de 6 % en 2020, à cause de la crise sanitaire et de l'arrêt de la raffinerie Total de Gonfreville-l'Orcher, a indiqué Haropa ce mardi 26 janvier.

Illustration. Le port du Havre est le deuxième port français par le volume de marchandises.
Illustration. Le port du Havre est le deuxième port français par le volume de marchandises. © Olivier Boitet/MaxPPP

Le trafic des ports du Havre, Rouen et Paris ont reculé de 6 % en 2020, ont indiqué ce mardi 26 janvier les dirigeants d'Haropa, le groupement des trois ports qui doivent fusionner le 1er juin.

Le trafic maritime de l'ensemble a reculé de 16,7 % à 75 millions de tonnes, affecté par la crise sanitaire et l'arrêt de la raffinerie Total de Gonfreville-l'Orcher, en Seine-Maritime. Le trafic est reparti à la hausse depuis l'été, une tendance qui se confirme en ce début 2021, tandis que les exportations de céréales depuis Rouen et les importations de granulats ont atteint des niveaux record, selon Haropa.

Le trafic fluvial sur la Seine a parallèlement reculé de 3,8 % à 33 millions de tonnes. Cette chute est imputable à la crise sanitaire, mais partiellement compensée par l'activité du secteur BTP (+12 %) et le préacheminement des céréales (+6 %). Côté passagers, pas de surprise : Le Havre n'a accueilli que 4 escales de paquebots sur les 130 prévues. Et Rouen et Honfleur, 2 sur 72.

Une seule entité d'ici juin

"Nous avons fait preuve de résilience", a commenté devant des journalistes Stéphane Raison, directeur général préfigurateur du futur établissement portuaire. Sur les 175 millions d'euros affectés au verdissement des ports par le plan de relance du gouvernement, Haropa en recevra 71 millions, ce qui correspond à 47% du budget des trois ports.

Le groupement des trois ports doit devenir le 1er juin un établissement public unique, basé au Havre. Ses dirigeants ont signé, mercredi 27 janvier, un accord interentreprises, "l'accord de garantie sociale (des) salariés", avec la CGT Ports et Docks, a relevé M. Raison, ajoutant que le document serait "signé par d'autres organisations syndicales dans les jours qui viennent".

"C'était pour nous un socle extrêmement important de la confiance, de la stabilité sociale" de la future entité. "On a un cadre très protecteur (pour les 1.800 salariés) qui nous permettra de compter sur nos agents dans le cadre du développement d'Haropa", s'est-il réjoui.

L'union des 3 ports a vocation à rivaliser avec le triptyque portuaire hollandais Rotterdam-Anvers et Hambourg.

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