Noël : on a suivi le marathon d'un curé de campagne dans le Pays de Caux

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Écrit par A.P. et Quentin Bral

Pour le Père Brentot, le réveillon de Noël est en quelque sorte un marathon. Il enchaîne 4 messes dans des églises différentes du Pays de Caux (Seine-Maritime) et va aussi à la rencontre des habitants à domicile. Nous l'avons suivi.

Quatre messes pour le réveillon. En ce soir de réveillon, le père Benoît Brentot, curé de la paroisse de Saint-Valéry Plains et Grés, est ce que l'on pourrait appeler un baroudeur. De 16 heures à minuit, il sillonne la vallée normande et enchaîne les messes. Nous le retrouvons pour la deuxième. Sa voix résonne dans l'église de Saint Valéry en Caux. "C'est intense dans les célébrations, intense dans la prière et dans la joie de Noël partagé", nous confie-t-il.

A peine la messe terminée, le curé prend la direction de son presbytère à 20 mètres de là pour un peu de repos. Un thé, une cuillerée de miel pour adoucir la voix et parler de ce qu'il est : un curé de campagne. "Certains ne viendraient pas si je n'allais pas à Sotteville-sur-mer, Saint-Sylvain ou à Ermenouville, qui sont les trois extrémités de la paroisse."

C'est la deuxième année consécutive que ce curée, qui officie dans le Pays de Caux depuis 3 ans, réalise ce marathon. 

Avec le Covid-19 l'an dernier, l'équipe d'animation pastorale avait souhaité qu'il y ait plusieurs messes pour permettre aux fidèles de venir librement. On a souhaité continuer cette année ce deuxième parcours un peu marathonien. Mais cela ne m'empêche pas de prier, ni d'être présent à chaque célébration. 

Père Benoît Brentot

"Ca permet à tous les fidèles de participer plus librement et plus largement sans que l'on soit serrés les uns les autres sur les bancs", ajoute-t-il.

21 heures : c'est à Ermenouville qu'officie le père Brentot pour la troisième fois de la soirée. Moins de monde sur les bancs de l'église, mais toujours autant d'entrain.

Ambiance.

Un repas de réveillon dans une famille

22 heures : la troisième messe est dite. Le prêtre s'arrête dans le village de Saint-Sylvain, chez la famille Leuron rencontrée à la messe un an auparavant pour un petit encas. 

"Nous étions à la messe de minuit à Ermenouville. A la fin de la messe, le Père avait besoin d'eau car il avait la gorge sèche. On lui a proposé de venir à la maison se désaltérer", raconte Philippe Leuron. Le Père Brentot n'avait pas non plus mangé, il prévoyait de le faire après sa dernière messe de minuit. Il s'attablera finalement avec la famille Leuron pour un moment de partage avant de se rendre à sa dernière messe. "Nous à la campagne, quand il y a à manger pour 4, il y a toujours à manger pour 6 ! Nous avons renouvelé l'opération cette année."

"Là je suis vraiment dans l'intimité d'une famille alors qu'à l'église c'est une famille très élargie", rapporte le père Brentot.

Pas le temps de manger une tranche de saumon supplémentaire, le père Brentot reprend la route et reviendra après minuit pour terminer cette soirée en famille.

Il est 23h30, il porte une dernière fois la parole et le chant dans l'Eglise du petit village de Saint Sylvain.

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