"On ne peut pas accepter de signer un chèque en blanc" : les taxis dénoncent la nouvelle convention de l'assurance maladie

Les taxis conventionnés ont décidé de se faire entendre, ce lundi 29 janvier 2024. Ils ont mené plusieurs opérations escargots en Normandie, pour protester contre la nouvelle convention proposée par la Caisse nationale d'assurance-maladie, sur le transport médical.

Les taxis conventionnés se mobilisent, ce lundi 29 janvier 2024, sur les routes de Normandie. Rassemblés en cortège, ils ont mené plusieurs opérations escargots. Les taxis de l'agglomération havraise ont roulé au ralenti, dès sept heures du matin, sur la rocade avant de prendre la direction de l'hôtel de ville. 

Dans la ligne de mire des taxis conventionnés, la nouvelle convention, proposée par la Caisse nationale d'assurance-maladie (Cnam), sur le transport médical. Cette convention imposerait des remises tarifaires trop importantes, pour les transports de patients. Dans le cortège havrais, beaucoup de taxis ruraux, qui réalisent l'essentiel de leur chiffre d'affaires, grâce aux transports médicaux. 

On ne peut pas signer un chèque en blanc.

Xavier Cavelan, taxi à Bolbec (76)

Xavier Cavelan, exerce la profession de chauffeur taxi depuis 14 ans à Bolbec, en Seine-Maritime. Comme beaucoup de ses collègues, il dépend financièrement de ses "courses médicales". "On ne peut pas rouler à perte. Si on continue d'avoir des remises tarifaires trop importantes exigées par la Cpam, on ne sera plus rentable, on ne pourra plus rouler".  

Une forte mobilisation

Des opérations escargots ont également eu lieu, ce lundi 29 janvier 2024, dans l'Eure, sur la N154 entre Louviers et Évreux. À Caen, le rassemblement a commencé vers 12h devant le parc des expositions de la ville. Soixante-dix taxis, venus du Calvados, de la Manche et de l'Orne, se sont rendus en cortège jusqu'à la préfecture, dans le centre-ville.

Ils ont pris ensuite le chemin du périphérique caennais pour une nouvelle opération escargot, provoquant d'importants ralentissements.

Outre les tarifications à la baisse, les taxis dénoncent l'obligation du transport sanitaire partagé, à savoir la possibilité de transporter plusieurs patients en même temps. "En prenant plusieurs personnes dans le même trajet, on peut compenser le manque à gagner, mais c'est difficile à organiser" explique un chauffeur. "Les clients n'ont pas les mêmes contraintes horaires, on devra faire attendre des malades". 

Il faut que l'on retourne à la table des négociations. Ce que l'on nous demande aujourd'hui, c'est impossible, on met en péril nos entreprises.

Fabrice Forget, Président de la Fédération nationale des artisans taxi de l'Orne

Fortement mobilisés, les taxis normands ont terminé leur périple devant les locaux de la Cpam dans le quartier de la Folie-Couvrechef à Caen.

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