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Le ragondin : un nuisible qui prolifère en Seine-Maritime

D'un poids moyen de 7 kg, ce rongeur abime notamment les berges des cours d'eau, en y creusant des terriers. / © Syndicat du Bassin versant de l'Arques
D'un poids moyen de 7 kg, ce rongeur abime notamment les berges des cours d'eau, en y creusant des terriers. / © Syndicat du Bassin versant de l'Arques

C'est un animal arrivé d'Amérique du Sud au 19ème siècle pour sa fourrure, depuis, il prolifère en France. Classé comme nuisible, il abime les berges des étangs ou des cours d'eau. En Seine-Maritime, on incite les piégeurs à les capturer.

Par Véronique Arnould

Avec ses longues moustaches, le rongeur est plutôt sympathique et pourtant, il abîme vraiment les milieux humides dans lesquels il vit. Le ragondin n'est pas une espèce européenne à l'origine. Il a été "importé" au 19ème siècle pour sa fourrure, depuis, il colonise 70 départements en France, dont celui de la Seine-Maritime. 

Depuis 2007, des acteurs du pays de Bray ont décidé de réagir, le syndicat du bassin versant de l'Arques propose des primes aux piégeurs de ragondins et de rats musqués, autre espère nuisible.  
 
Les ragondins creusent des galeries avec plusieurs chambres, de quoi créer une sorte de gruyère sous les berges. / © Stéphane L'Hôte - France 3 Normandie
Les ragondins creusent des galeries avec plusieurs chambres, de quoi créer une sorte de gruyère sous les berges. / © Stéphane L'Hôte - France 3 Normandie

Les ragondins creusent des galeries, avec plusieurs chambres sous les berges des cours d'eau. Quand elles sont piétinées par les bovins, elles peuvent s'effondrer, à force, on constate une érosion de nos berges. A plus ou moins long terme, tout va s'effronder, l' érosion des berges va faire reculer les pâtures - Julien Edde, technicien du bassin versant de l'Arques.

Pour les piéger, il faut disposer des pommes ou des carottes dans une cage, ils en sont très friands. / © Syndicat du bassin versant de l'Arques
Pour les piéger, il faut disposer des pommes ou des carottes dans une cage, ils en sont très friands. / © Syndicat du bassin versant de l'Arques

C'est la queue du rongeur qui permet de témoigner de sa capture par un piégeur. Celui-ci sera payé 2 euros par queue. Une des conditions de cette chasse, est de ne pas faire souffrir l'animal pour le tuer. 
Cette chasse est d'autant plus importante que le ragondin fait en moyenne 25 petits par an. En 15 ans, les piégeurs du pays de Bray ont vraiment vu ce nuisible se multiplier.

Il y a 15 ans, j'en attrapais peut-être une petite vingtaine chaque année, aujourd'hui, j'en capture plus d'une centaine. Je dispose une cage à entrées multiples dans l'eau, avec des pommes ou des carottes, ils en sont très friands - Julien Gambé, chasseur de ragondins.


 En France, il n'existe pas vraiment de prédateurs pour ces rongeurs. Tant qu'ils sont petits, ils peuvent être attaqués par des busards, des fouines ou des chouettes effraie. Dans leur pays d'origine, leurs prédateurs sont des pumas ou des caïmans.

VIDEO / Le reportage de France 3 Normandie (Paul Thiry et Stéphane L'Hôte)
Avec les interviews de :
Julien Gambé - Piégeur
Julien Edde - Technicien du syndicat du bassin-versant de l'Arques



 

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