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24 Heures de Rouen: les premiers essais, à j moins 1 de la course motonautique

© JP
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Les 24 Heures motonautiques de Rouen dans les startings blocks. A j moins 1 du coup d'envoi de l'épreuve d'endurance sur la seine, les bateaux  ont entamé leurs séances d'essais ce lundi 28 avril en fin d'après midi. L'épreuve se déroulera sur 2 jours du 30 avril au 1er mai 2019. 

Par Catherine Lecompte

A Rouen, l'événement est une des légendes du 1er mai depuis plusieurs décénies, même si les péripéties ont été nombreuses. Les tous premiers tours de seine ont démarré pour la première fois en 1964.
Depuis, les 24 Heures motonautiques de Rouen sont devenues la première manche du Championnat du Monde d'Endurance et cette épreuve est la seule au monde d'une telle durée.
Au fil des éditions, la course est aujoud'hui reconnue comme l'un des plus grands évènements d'endurance motonautique au monde.

Organisé par le Rouen Yacht Club chaque année au 1er mai, la manifestation gratuite a débuté le dimanche 28 avril par une grande opération portes ouvertes sur les quais pour que le public puisse découvrir de plus près tous les bateaux qui vont s'engager dans la course.

 
© 24 Heures de Rouen
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Cette année, 23 équipages vont s'affronter dans 3 catégories différentes : les classes officielles 2 et 3 et une nouvelle classe en expérimentation, la classe X (hydrogène).
Après une journée d'essais libres ce lundi 29 avril en fin d'après midi, la première session de course débutera le mardi 30 avril, de 10 heures à 1 heure du matin et reprendra le 1er mai de 7 h à 16 h.  
 
les premiers essais sur la seine ce lundi 29 avril 2019


Si au départ, à leur lancement et pendant des années, la course était continue sur 24 heures (à l'instar de la course automobile du Mans), ce n'est plus le cas depuis 2011.
En 2010, la course avait été arrêtée vers 6 h 20, à la suite d'un accident mortel. Cette nuit là, une péniche remontant la Seine en direction de Paris était escortée par trois bateaux de sécurité. La collision d'un bateau de course avec un canot pneumatique avait entraîné la mort d'un gendarme, adjudant et pilote de la brigade fluviale de gendarmerie de Grand-Quevilly et blessé grièvement un second, enquêteur subaquatique de cette même unité.

Ce tragique accident avait eu pour conséquence d'arrêter définitivement la course de cette 47ème édition. Depuis des accords ont été passés entre les navigants et l'organisation pour lisser le trafic fluvial, mais des neutralisations de la course ont toujours lieu très régulièrement.

L'année suivante, la course 2012 s'est bien déroulée sur 24 heures mais pendant trois jours au lieu de deux lors du week-end de Pentecôte. Pour retrouver l'esprit de l'épreuve originelle, il faudra attendre 2 ans et le retour de la course sur le  week-end du 1er et 2 mai 2014 à l'occasion de la 51e édition, avec un bout de nuit retrouvé, puisque l'épreuve s’arrêtait à 23 heures le 1er mai pour reprendre le lendemain 2 mai à 7 h.

En 2015, un nouvel effort des organisateurs fut consenti pour retrouver le format initial avec deux sessions de course. La première s'est déroulée le vendredi 1er mai de 10 h à 1 h du matin et la deuxième, le samedi 2 mai de 9 h à 18 h.

 

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Une édition 2019 éco-citoyenne 

Cette année, pour la 56ème édition, les organisateurs ont joué la carte verte et se sont engagés pour que l'épreuve soit plus écologique. Afin que la course soit plus propre, le Yacht-Club de Rouen a ainsi signé un partenariat avec une association, ReforestAction, qui plantera autant d'arbres que l'émission de carbone de la course.

ReforestAction est une entreprise qui permet aux particuliers comme aux entreprises d’agir concrètement en faveur de la reforestation en France mais aussi partout dans le monde.
Ce partenariat permet d’avoir pour les 24 Heures Motonautiques de Rouen, une empreinte de carbone positive sur le monde et ainsi avoir une course dépolluante, en phase ave la nouvelle ligne de conduite sur l’éco-citoyenneté.

Des actions complémentaires sont déjà mises en place comme la réduction du bruit des moteurs avec des systèmes antibruit (20 % de bruit en moins), la gestion "propre" des réparations mécaniques pendant la course, l’utilisation d’une motorisation à hydrogène, la fin de la catégorie reine des S1…

Mais pour l'édition 2023, lors de laquelle, les 24 Heures Mononautique de Rouen fêteront leurs 60 ans, l'organisation souhaite maintenant revenir à un format de course non-stop sans coupure. Des animations nautiques seront organisées tout au long de ces quatre jours d'épreuve sur les rives de la Seine pour les 250 000 visiteurs attendus par l'organisation.
 
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