Le colon tour à Rouen pour la prévention des cancers

© Véronique Arnoult / France 3 Normandie
© Véronique Arnoult / France 3 Normandie

Après octobre rose pour le dépistage du cancer du sein, mars sera bleu. Il s’agit d’un mois d’information et de prévention du cancer de l’instestin. Avec de nombreuses manifestations organisées pour sensibiliser sur cette maladie très répandue en normandie.

Par Catherine Lecompte

De la même façon que le mois d’octobre est en rose chaque année car consacré en France au dépistage du cancer du sein, celui de mars affiche désormais la couleur bleu.
Il s’agit d’un mois d’information et de prévention du cancer de l’instestin au cours duquel sont organisées de nombreuses manifestations comme l'installation jusqu'au 6 mars inclu de la maquette grandeur nature d'un colon géant, au centre commercial des Docks 76.
En la visitant, cela permet de mieux se rendre compte de ce qu'il se passe en interne pour comprendre les mécanisme du cancer colorectal. 

Cette maladie est très répandue en France avec 43 000 nouveaux cas chaque année dont 17 000 mortels. C’est le 2ème cancer le plus fréquent chez les femmes, et le 3ème chez les hommes.
 
Un colon géant pour lutter contre le cancer colorectal

Au vu de ce constat alarmant, rappeler l'importance du dépistage est une priorité.

A qui s’adresse t' il ?

Tous les hommes et femmes entre 50 et 74 ans reçoivent dans leur boite aux lettres un courrier les invitant à retirer un test immunologique auprès de leur médecin traitant. Il faut le faire tous les 2 ans. Il est entièrement gratuit car tout est pris en charge par la sécurité sociale.

En quoi consiste il ?

Le kit, dans une enveloppe en plastique bleu, est disponible en pharmacie. Il permet de déceler la présence de sang dans les selles. Il est réalisable personnellement, à domicile, tranquillement.
Il s’agit de prélever un échantillon dans les selles. Il faut ensuite l’envoyer au laboratoire, dans une enveloppe timbrée, préremplie, fournie dans le kit.
 
© France 3 Normandie / Véronique Arnoult
© France 3 Normandie / Véronique Arnoult


Ensuite, soit, le résultat est négatif ( dans plus de 95 % des cas) sans aucune suite, soit, il est positif. Dans ce cas, il faut impérativement et rapidement prendre rendez-vous auprès d'un gastroentérologue (médecin spécialiste du tube digestif) pour une coloscopie (une exploration de l’intestin par les voies naturelles). Cet examen se pratique sous anesthésie.

Si au cours de ce dernier, des polipes sont détectés, ils sont systématiquement retirés avant même l’apparition du cancer. Plus le dépistage est précoce, plus les perspectives de guérison sont bonnes.

Pour le Dr Ahmed Behnammouda, coordonnateur du dépistage en Normandie, un cancer dépisté à temps, c'est 80% de chances de guérison.  

 
itw Dr Ahmed Benhammouda

Et pourtant, en dépit de ces excellents résultats, le dépistage précoce n'est pas encore un automatisme. Dans l’Eure et en Seine-Maritime, la population cible  (entre 50 et 74 ans) est estimée à 540 000 personnes mais seules 165 000 d'entre elles ont vraiment réalisé le test, soit un peu plus d’un tiers.

Sur les 5 départements normands, la participation est de l’ordre de 36 %. Pour les deux associations normandes en charge de la coordination du dépistage, ces chiffres sont plus encourageants que la moyenne nationale qui est de 33%, mais encore trop faibles.

L’association EMMA pour la Seine-Maritime, et l’association DECADE pour l’Eure se sont données pour objectif de viser dans les années à venir les 60% de taux de participation.


 

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