Lubrizol : deux ans après l'incendie, une journée pour se souvenir et poser des questions

Le 26 septembre 2019, à 2h40 du matin, des explosions et un incendie dévastaient l'usine SEVESO Lubrizol et sa voisine Normandie Logistique. Les questions sur les causes du sinistre et les effets sur la santé demeurent. Deux ans après, une journée de manifestation et d'échanges était organisée.

Chaque habitant de l'agglomération rouennaise se souvient de ce qu'il faisait ce 26 septembre 2019 et a vu le panache noir menaçant de 20 kilomètres.  

"La sidération", "un nuage monstrueux", les consignes contradictoires d'aller ou pas travailler, de prendre ou pas les transports en commun se rappellent les habitants.

Quatre hectares d'entrepôts détruits sur les bords de la Seine, 9000 tonnes de produits dispersés dans l'air. C'était un jeudi.

Deux années sont passées. Triste anniversaire. Deux questions dominent : la prévention des risques industriels après cette catastrophe, et aussi les conséquences à long terme pour la santé. 

Un registre des cancers et des malformations sur le passage du panache de fumée fait partie des engagements des autorités. 

Des associations souhaitent aussi dès maintenant connaitre les données sur la mortalité et les malformations du bétail. Elles seront reçues mercredi 29 septembre au Sénat.

"La population rouennaise a respiré un peu de benzène, un peu d'amiante, un peu de plomb un peu de HAP un peu de furane un peu de dioxine.  Quels sont les effets de ce cocktail de cancérogènes à long terme sur notre santé ?  (Gérald Le Corre, inspecteur du travail et délégué syndical CGT)

VIDEO : en 2017, Anne Hidalgo, en visite au Havre et alors que l'Axe Seine était un peu en sommeil, expliquait comment les maires de Paris, Rouen et Le Havre ont pris l'habitude de travailler ensemble. ©Richard Plumet / France Télévisions

Samedi 25 septembre, une première cérémonie avait eu lieu à Grand-Quevilly en hommage aux sapeurs pompiers.

Ils étaient 240 la nuit de l'incendie, avançant face à une "mini vague d’hydrocarbures qui progresse de proche en proche, un peu comme une coulée de lave" (propos du directeur du SDIS 76)

L'association des sinistrés de Lubrizol, Rouen Respire et le Collectif Unitaire a manifesté et échangé avec des habitants.  

A 14 heures, devant la préfecture, un "village d'échange" a réuni des associations de victimes, syndicats, victimes de la pollution pour informer sur plusieurs aspects de cette catastrophe écologique : suivi sanitaire, fonds de solidarité, suites juridique. 

 

 

 

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