À l'occasion de la première Journée mondiale de l'obésité, une marche organisée à Rouen

Ce mercredi 4 mars est la première Journée mondiale de l'obésité. À cette occasion, une marche est organisée à Rouen.

67 % des Français estiment que "perdre du poids est une question de volonté"
67 % des Français estiment que "perdre du poids est une question de volonté" © Pierre Heckler / MaxPPP
"C'est une maladie complexe qui peut toucher tout le monde." Ainsi Béatrice Lemonnier, responsable de l'antenne de la Ligue contre l'obésité de Seine-Maritime, balaie-t-elle d'entrée certains clichés.

D’un point de vue médical, elle se caractérise par un "excès de masse grasse et par une modification du tissu adipeux, entraînant des inconvénients pour la santé et pouvant réduire l’espérance de vie", selon le site de l'Inserm. Une maladie qui touche 8 millions de personnes en France et qui augmente année après année. Les adultes atteints de cette maladie étaient de 8 % en 1997 et de 17 % en 2016.

Les jeunes sont particulièrement concernés : 1 élève de 3e sur 6 souffre d'obésité en France.
 

La vie dure des clichés

Des difficultés d'ordre médical auxquelles s'ajoutent des barrières sociales. Selon une étude, 67 % des Français estiment que "perdre du poids est une question de volonté". Un chiffre qui fait bondir Béatrice Lemonnier de la Ligue contre l'obésité. "On ne choisit pas d'être obèse. Quand je l'étais moi-même, je ne mangeais pas trop, je ne faisais pas d'excès." Autre chiffre alarmant : 55 % considèrent "qu’il ne faut pas hésiter à mettre les personnes en situation d’obésité face à leurs responsabilités".
 
© Odoxa / Ligue contre l'obésité

Des clichés d'autant plus durs à avaler que l'obésité "est une maladie dont on ne guérit pas et pour laquelle il n'existe aucun traitement médicamenteux sérieux", souligne Agnès Maurin, directrice générale de la Ligue contre l'obésité.
 

"On complexe"


Le regard des autres est un véritable problème pour les malades. "On vit très mal le regard des autres. On complexe." Les obstacles au quotidien sont nombreux : "Quand vous voulez vous habiller, vous vous rendez compte qu'il existe peu de magasins où les obèses peuvent trouver leur bonheur." Et de poursuivre : "Partout, on se sent exclu."

Dans ce contexte, "les fragilités psychologiques et sociales, la modification de la cellule familiale, l'isolement, la sédentarité, la faiblesse des revenus constituent le terreau favorable à l'explosion du surpoids et de l'obésité".
 

Marche organisée à 17 h à Rouen


La Ligue contre l'obésité organise une marche dans le cadre de cette première Journée mondiale contre l'obésité, dans 12 villes en France, mercredi 4 mars 2020.

À Rouen, rendez-vous est donné à 17 h au Hangar 106. Les participants sont invités à s'inscrire sur internet et peuvent, s'ils le désirent, faire un don.
 
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