Petroplus : les trois dernières cheminées du site de Petit-Couronne dynamitées

Les trois cheminées ont été détruites ce samedi 7 novembre. L'opération s'est déroulée sans difficultés.
Cheminée de l'ancien site Pétroplus à Petit-Couronne
Cheminée de l'ancien site Pétroplus à Petit-Couronne © France Télévisions
Ce sont les derniers vestiges du site Petroplus de Petit-Couronne. Les vestiges de ce qui était la plus ancienne raffinerie de France. Les trois dernières cheminées du site disparaissent du paysage ce week-end. A 14h, ce samedi, elles ont été dynamitées. La plus haute mesurait 170 mètres, les deux autres, 70 mètres.

C'est l'entreprise Valgo qui coordonne le démantèlement du site depuis 2014.
 
Petroplus : les trois dernières cheminées du site de Petit-Couronne dynamitées

La fin du chantier...

Le dynamitage est une opération délicate, déjà réalisée dans le passé. En juin 2019 déjà, trois petites cheminées avaient été détruites. Depuis 2013 et la fermeture de la raffinerie Pétroplus, 70.000 tonnes de ferraille et 46 000 d'hydrocarbures ont été évacué du site. En septembre 2019, 70 % des terrains étaient dépollués et réaménagés. Dans les prochaines années, un entrepôt du géant mondial Amazon pourrait sortir de terre en lieu et place de l'ancien site industriel.

Dans un an, le terrain aura été remblayé et viabilisé. Les opérations de construction 'qui ne concernent plus Valgo' commenceront dans 12 à 18 mois.

Eric Branquet, expert en gestion des friches industrielles chez Valgo 

 
Trois cheminées détruites sur l'ancien site de Petroplus

 

Histoire de la raffinerie

Histoire de Petroplus
Ouverte en 1929 sous le nom de Société Maritime des Pétroles, la raffinerie de Petit-Couronne avait été à l'origine exploitée par Shell, puis fut cédée le 1er avril 2008 à Petroplus. Elle possédait une capacité de 161 000 barils par jour environ. La raffinerie de Petit-Couronne occupait un site de 225 hectares, employait environ 550 employés. Elle était classée Seveso seuil haut.
En 2012, le groupe Petroplus en difficulé financière met en vente le site industriel. C'est le début d'un long conflit social. Après le rejet de plusieurs offres de reprises, la raffinerie est finalement placée en liquidation judiciaire et fermera définitivement ses portes en 2013 suite à une décision du tribunal de commerce de Rouen.
 
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