Polémique. FC Rouen-Toulouse : rétropédalage du club sur le prix des places après le boycott des supporters

Charles Maarek fait son mea-culpa sur le tarif des places du prochain match de Coupe de France entre le FC Rouen et Toulouse, dimanche prochain. Devant la volée de bois vert des supporters, le président rouennais s'excuse et abaisse les prix.

Il présente ses plus plates excuses aux supporters. Dans un communiqué publié ce matin, Charles Maarek, le président du FC Rouen, annonce la baisse du tarif des places pour le prochain match des Diables rouges contre Toulouse dimanche. Après un long mea culpa.

L'orgueil et le ressentiment mènent parfois à des décisions iniques

Charles Maarek, président du FC Rouen

45 euros maximum

Les prix des places de la tribune Horlaville, les plus onéreuses, passent ainsi de 75 à 45 euros. 25 euros pour la Tribune Lenoble, 20 euros pour la Tribune Zénith et 15 euros pour les pourtours.

De plus, le club promet de rembourser la différence de tarif pour ceux qui ont déjà acheté leur place en ligne au prix fort.

Tensions entre les supporters et le président du club

À l'annonce des premiers tarifs, la colère avait éclaté chez les supporters. Les Rouen Fans et le Kop Lenoble avaient appelé au boycott. Des affiches grimant Charles Maarek en clown avaient fleuri aux abords du stade Robert Diochon. 

Les premiers résultats des ventes s'avéraient décevants : seules 2500 à 2700 places avaient été vendues sur 12 000 d'après les dires du président du club.

Les relations de Charles Maarek avec les supporters du club sont notoirement glaciales. Malgré une remontée du club en National après dix ans à végéter dans les divisions inférieures, le président se voit reprocher sa gestion financière.

Pour avoir menti à la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) l'été dernier, le FCR a déjà écopé d'un retrait de cinq points au classement de National. Selon nos confrères de Paris-Normandie, une autre menace financière de la part de la FFF plane au-dessus du club, qui pourrait bien se voir refuser sa licence de club fédéral, et ainsi perdre 180 000 euros sur son budget.