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A Rouen, 300 personnes défilent pour défendre la maternité du Belvédère

© Gregoire Alcalay / France 3 Normandie
© Gregoire Alcalay / France 3 Normandie

Samedi, la marche blanche pour la sauvegarde du centre hospitalier du Belvédère a rassemblé près de 300 personnes, soignants et patients.

Par Elise Koutnouyan

Environ 300 usagers et personnels du centre hospitalier ont répondu présent samedi 13 octobre 2018 à l'appel de l'association de défense des usagers du Belvédère.
 
De nombreuses patientes étaient présentes lors de la manifestation, samedi 13 octobre 2018. / © Grégoire Alcalay / France 3 Normandie
De nombreuses patientes étaient présentes lors de la manifestation, samedi 13 octobre 2018. / © Grégoire Alcalay / France 3 Normandie

Partie de la maternité à Mont-Saint-Aignan vers 13 heures 30, la marche blanche est arrivée aux alentours de 15 heures devant la cathédrale de Rouen. La manifestation était organisée pour protester contre l'avis de l'Agence Régionale de Santé, qui préconise 21 suppressions de postes de sages femmes sur 60 pour combler le déficit.
 

 

Difficultés budgétaires


Au centre hospitalier du Belvédère, la maternité représente 90% des soins. Or, cette une activité rapporte peu : 3 600 euros par acte. Soumis à la tarification à l'activité, l'hôpital souffre donc de sa spécialisation, qui fait pourtant toute la réputation de l'établissement : 
 

J’ai accouché avec des gens réellement bienveillants, réellement attentifs à nous accompagner dans cette étape de découverte de la maternité. Ici, on a eu un accueil qu’on ne trouve pas ailleurs, témoigne une manifestante


En outre, un plateau de chirurgie inauguré en 2017 a coûté 11 millions d'euros, payés pour moitié par l'Agence régionale de santé. Cet investissement, pas encore rentabilisé, plombe les finances du Belvédère. D'où les suppressions de postes recommandées par l'ARS.
 

Le soin, ce n'est pas que des actes médicaux, défend Vincent Ducrotoy, gynécologue obstétricien au Belvédère. C'est aussi la façon dont on reçoit les gens. La santé a certes un prix, mais il est important pour accueillir toutes les patientes et patients

 

Fusion avec le CHU de Rouen ?

Autre inquiétude du corps médical : une possible fusion avec le CHU de Rouen.Sur ce point, la ministre de la Santé Agnès Buzyn, en déplacement à Rouen le jour même, s'est montrée rassurante : 
 

Le centre hospitalier du Belvédère restera ce qu’il est, c’est-à-dire un hôpital qui a toute sa place sur le territoire

 

Reportage : Grégoire Alcalay et Eric Proënça-Pina 
 


 

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