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Succès estival pour la navette fluviale de Rouen

Rouen le 19 août 2019 : départ du bateau électrique en direction de la rive droite de la Seine / © Photo : Sylvie CALLIER / France 3 Normandie
Rouen le 19 août 2019 : départ du bateau électrique en direction de la rive droite de la Seine / © Photo : Sylvie CALLIER / France 3 Normandie

Un mois après sa mise en service le petit bateau électrique a transporté (gratuitement)  plus de 12.000 passagers
 

Par Richard Plumet

C'est une expérimentation. Il s'agit de tester une des deux pistes à l'étude pour permettre aux piétons de traverser la Seine entre le pont Flaubert et le pont Guillaume le Conquérant, à l'ouest du centre-ville de Rouen. Ou comment relier la préfecture au hangar 108  (siège de la métropole Rouen-Normandie) sans faire un grand détour ?
Le projet de passerelle, défendu en 2018 par Frédéric Sanchez (le président de la métropole) a suscité un débat animé. Les opposants à cette idée de passerelle faisant remarquer que cela serait, de fait, un obstacle infranchissable pour les bateaux de mer, repoussant en aval les bateaux de l'Armada en déplaçant la "frontière" entre Seine fluviale et Seine maritime.
C'est d'ailleurs pour cette raison que le coûteux pont levant Flaubert a été construit (et dont les raccordements routiers directs ne sont toujours réalisés).
Un pont levant à Rouen : pour quoi faire ?


Navette contre passerelle 

Reste l'autre solution, celle d'un bateau faisant la navette entre les deux rives. C'est, après l'Armada 2019, ce qui est expérimenté depuis le 15 juillet avec un bateau électrique et solaire.

Un mois plus tard, le premier bilan de cette expérimentation à 150.000 euros est annoncé comme étant positif avec 12.289 passagers comptabilisés. Le dimanche est le jour où les passagers sont les plus nombreux.

Nous sommes très agréablement surpris du bilan au bout d'un mois.
Nous n'avions pas d'objectif chiffré très précis, mais c'est probablement au-delà de ce qu'on pouvait imaginer

  • Christian Boulocher, président de l'Union portuaire rouennaise
 
Succès estival pour la navette fluviale de Rouen
VIDEO : le reportage de Sylvie Callier et Calypso Vanier (montage : Juliette Bondil)
 

Suite de l'aventure à la rentrée

Au-delà du phénomène de curiosité, surtout en plein été, il faudra attendre la rentrée pour savoir si cette navette répond à un réel et quotidien besoin de déplacement à cet endroit.

Gros bémol : l'accès par les passerelles actuelles empêche les fauteuils de pouvoir monter à bord du bateau, ce qui rend la traversée de la Seine par cette navette impossible pour les personnes à mobilité réduite.

Notons aussi que le 26 juillet, cette navette, apparemment sensible à la chaleur, est restée à quai, victime d'une panne "suite à la canicule".  

L'expérimentation doit continuer jusqu'au mois d'octobre.
© Sylvie CALLIER / France 3 Normandie
© Sylvie CALLIER / France 3 Normandie
 

Et l'île Lacroix ?

Une passerelle piétonne au-dessus de la Seine ? C'était, en 2008, un des projets de la candidate Valérie  Fourneyron lors des élections municipales. Un projet de passerelle pour permettre un accès direct à l'île Lacroix, où se trouvent, au bout d'un cul de sac, la piscine et la patinoire.

A Rouen, les plus anciens se souviennent de l'existence de deux passerelles piétonnes reliant l'île Lacroix à la rive gauche et à la rive droite. Construites pendant la guerre, elles ne furent démolies qu'au début des années cinquante après la mise en service du pont Corneille.
 

L'Armada de Rouen, témoin du temps où les grands bateaux étaient tous les jours au cœur de la ville

Une dizaine de jours tous les cinq ans, Rouen retrouve les grands voiliers de l'Armada, un rassemblement de bateaux prestigieux qui attire à chaque édition des millions de visiteurs.Lancée en 1989 par la municipalité de Jean Lecanuet, et en particulier par Patrick Herr, l'idée de l'Armada était de redonner un peu de vie aux quais de Rouen, alors abandonnés et déserts, avec une animation gratuite à destination du grand public dans ce qui était à l'époque une sorte de grande friche industrielle faite de hangars vides et de chaussées mal pavées s'étirant du centre-ville vers l'ouest de la ville.

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