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Rouen : la Métropole expérimente une navette fluviale électro-solaire pour traverser la Seine

A partir de ce lundi 15 juillet et pour une durée de 4 mois, une navette fluviale sera testée sur la Seine à Rouen. Elle permettra aux piétons et cyclistes de relier deux quartiers en plein développement que sont Luciline sur la rive droite et Flaubert sur la rive gauche.

Par Jonathan Pasque

Rouen, une ville en pleine mutation

Depuis quelques années, Rouen s'étend vers l'Ouest à grands pas. Il y a eu la création de quartier Luciline rive droite ou encore la construction des hangars 106, 107 et 108 sur les quais rive gauche. Le hangar 105 ne devrait d'ailleurs pas tarder lui non plus à sortir de terre. Cette extension du centre ville est forcément accompagnée d'infrastructures permettant de faciliter leur accès, à l'image de la ligne T4 récemment inaugurée.

Une navette électro-solaire en réponse à l'extension de Rouen

C'est dans cette dynamique que la Métropole Rouen Normandie expérimente cet été une navette fluviale qui permettra, à partir de ce lundi 15 juillet, d'offrir un nouveau franchissement doux de la Seine entre les ponts Guillaume et Flaubert durant quatre mois. Afin de respecter la démarche de COP 21 locale engagée sur le territoire, ce bateau sera a énergie électro-solaire. Ainsi, celui-ci sera propulsé par un moteur électrique alimenté par deux batteries et 50 m2 de panneaux solaires, bénéficiera de 59 places assises et il sera possible de monter avec son vélo à bord.
 


En ce qui concerne les horaires, la navette assurera la traversée de la Seine du lundi au vendredi en continu aux heures de pointe (7h30 > 9h30, 11h30 > 14h30 et 16h30 > 19h) et le week-end de 10h à 18h en continu. La traversée sera gratuite pendant toute la durée de l'expérimentation. C'est l'Union Portuaire Rouennaise qui sera en charge de son exploitation.

Le coût global de cette expérimentation pour la Métropole est de 150 000 euros. Un retour d'expérience et un bilan seront réalisés a l'issue de ces quatre mois de test.
  

 

Il n'y a pas de compte tour, pas de bruit au niveau des moteurs et c'est beaucoup plus léger donc plus assujetti au vent.

Le capitaine de ce bateau solaire pour ces quatre prochains mois d'expérimentation rouennaise explique qu'il se conduit de manière tout à fait différente qu'un bateau classique. Une fois l'engin bien pris en main, la traversée se fera sans embûche en moins de cinq minutes. 

En Normandie, le soleil n'est pas toujours de la partie, comment se recharge un bateau solaire sous la pluie ? 

Il faut savoir que le photovoltaïque fonctionne à la luminosité. Même si il n'y a pas de soleil direct, les panneaux rechargent avec la lumière du jour. Un peu moins que quand on a du soleil direct mais ça recharge quand même. Si on a un usage vraiment intensif du bateau, on peut également le recharger sur secteur. Le nouveau bâtiment de la Métropole étant lui même alimenté à l'énergie soleil, lorsque le bateau sera rechargé via la prise secteur de ce bâtiment, il s'agira toujours d'énergie solaire.


Une passerelle dans un avenir proche si la navette ne séduit pas ?

Le 7ème franchissement de la Seine à Rouen est un point polémique. La Métropole souhaite depuis plusieurs années installer une passerelle pour piétons, estimée à 20 millions d'euros. Trop chère pour les élus rouennais qui plebiscitent plutôt une navette fluviale. Le débat n'est pas clos mais les quatre mois de test de cette navette fluviale à énergie propre permettront peut-être de trancher définitivement entre passerelle ou navette.

 

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