Le trait : mobilisation contre la fermeture programmée d'un groupe scolaire

© Patrice Cornily
© Patrice Cornily

Une cinquantaine de parents d'élèves se sont mobilisés ce samedi 15 février au Trait pour protester contre la fermeture de l'école Gustave Flaubert à la rentrée prochaine. Une décision prise par la municipalité qui estime le coût de rénovation de l'établissement trop élevé.

Par Myriam Libert


Les fermetures d'école font partie des évènements les plus mobilisateurs dans une commune.
Cette fois c'est la ville du Trait qui projette de fermer l'un de ses groupes scolaires, l'école Gustave Flaubert.
Une décision que l'inspection académique justifie par une baisse du nombre d'élèves scolarisés sur la commune.
Selon la municipalité, le groupe scolaire Gustave Flaubert est le plus vétuste, donc celui qui fermera, la ville ne disposant pas dit elle des finances pour le restaurer.
Une décision que n'acceptent pas les parents d'élèves, d'autant que leurs enfants seront pensent ils, accueillis dans des locaux provisoires (algeco) à la rentrée prochaine dans les deux autres établissements de la ville: Curie et Maupassant.
Pour la maman de Lola, scolarisée en maternelle à Flaubert, c'est toute une organisation à revoir.

  " Il va falloir que je me débrouille soit pour changer de nourrice, et il en est absolument hors de question, soit pour trouver une solution pour emmener ma fille à l'école le matin...et comme je commence à cinq heures et demi, ça va être difficile pour moi !" Laureen Levieux, parent d'élève 

Le Trait : mobilisation contre la fermeture de l'école Flaubert



Parmi les détracteurs du projet de fermeture de l'école, l'adjoint au maire en charge des affaires scolaires, Sébastien Petit -qui ne se présente pas aux prochaines municipales-.

" Je ne cautionne plus du tout la politique mise en place en ce moment, car on veut essayer de réhabiliter une chapelle sur la commune qui était un bâtiment provisoire à l'époque des chantiers navals, alors qu'on va fermer une école qui date de 1930 !" Sébastien Petit, en charge des affaires scolaires

Les parents ont déposé une pétition dans la boite à lettres de la mairie, ainsi qu'une demande de recours gracieux en annulation. 
S'ils ne sont pas entendus, les parents sont prêts à saisir le tribunal administratif.

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