Trente cas avérés de Covid-19 dans un Ehpad de Seine-Maritime

L'Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes de La Côte de Velours, à Notre-Dame-de-Bondeville (Seine-Maritime) compte dix-neuf résidents et onze salariés atteints du Covid-19. Depuis mi-septembre, la structure prend toutes les mesures possibles pour éviter la propagation du virus.

Un tiers de l'Ehpad de La Côte de Velour, à Notre-Dame-de-Bondeville, est atteint du Covid-19.
Un tiers de l'Ehpad de La Côte de Velour, à Notre-Dame-de-Bondeville, est atteint du Covid-19.
Depuis mi septembre, L'Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes de La Côte de Velours, à Notre-Dame-de-Bondeville (Seine-Maritime), est frappé de plein fouet par l'épidémie de Covid-19. À l'heure actuelle, un tiers de l'Ehpad est malade.

Marie-Pascale Mongaux, directrice de l'établissement, raconte : "Lorsque nous avons appris qu'un membre de notre personnel avait été atteint du Covid-19, nous avons fait des tests. Ce 29 septembre, nous avons 19 résidents et 11 salariés contaminés." Au total, l'établissement compte 62 résidents et 40 salariés.

Fermeture et isolement

L'établissement a aussitôt veillé au confinement des résidents dans leur logement pour éviter la propagation du virus. Les personnes malades ont été regroupées et du personnel supplémentaire a spécialement été affecté à leurs soins.

L'Ehpad de la Côte de Velours est fermé depuis quinze jours. "C'est une fermeture provisoire", rassure la directrice.

L'établissement compte réouvrir les visites aux familles à partir du mercredi 30 septembre dans les lieux dédiés, et non dans les logements. "Pour nous, la situation est sous contrôle, observe-t-elle. Désormais, nous avons une vision claire de qui est malade ou non." Le dernier cas a été diagnostiqué le 28 septembre.

Un reportage de Stéphane Gérain et Hervé Colosio :

Une hospitalisation

En ce 29 septembre, une seule personne de l'Ehpad a été hospitalisée. Elle n'a malheureusement pas survécu.

"On demande une hospitalisation quand la personne fait une décompensation importante, mais ce n'est pas systématique", explique Marie-Pascale Mongaux.
 

Manque de personnel


Malgré tout, l'établissement reste sur le qui-vive. "On est dans une structure où il y a des gens qui vivent, qui bougent, des résidents avec des troubles cognitifs... ce n'est pas simple", confie la directrice, qui évoque également la pénurie de personnel et le travail qui s'alourdit. Elle s'inquiète : "On leur demande beaucoup !"
 
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