VIDÉO. Il faut sauver le bar-restaurant épicerie de ce village !

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La Clairière, le bar-restaurant épicerie de Motteville (76), est le seul commerce du village ©Ftv

L'unique commerce de Motteville, petit village du pays de Caux en Seine-Maritime, est en mauvaise posture. Ce bar-restaurant épicerie anime cette commune de 900 habitants depuis de nombreuses années, ainsi que ses alentours. Ses actuels propriétaires recherchent un nouvel acquéreur qui aura à coeur de poursuivre la tâche.

Caroline Tirvert ne supporterait pas d'être à l'origine de la fermeture de ce petit commerce, dans lequel elle et son mari Antoine ont mis toute leur énergie. Il y a six ans, le couple qui habite à deux kilomètres de là à Flamanville, décide de reprendre les rênes de cet établissement aux multiples fonctions.

Sa possible disparition émeut tout le village

La Clairière est le bar-restaurant épicerie de Motteville, ouvert du lundi au samedi soir, de 6h30 à 19 heures. L'établissement donne vie depuis plus d'un siècle à ce petit village du pays de Caux en Seine-Maritime, face à l'église classée monument historique.

Motteville a compté dans son histoire bien des commerces, plusieurs bars, un boucher, des coiffeurs... dont il ne reste aujourd'hui que cet unique endroit de convivialité et de services.

Autant dire que la perspective de sa disparition émeut autant les habitants que le maire, et les propriétaires.

Des problèmes de trésoreries

Si le couple de propriétaires, Caroline et Antoine Tirvert, connaît aujourd'hui des difficultés, leur petite affaire a longtemps bien fonctionné. L'unique commerce du village était d'abord tenu par le maire de la commune, restaurateur de profession.

Les jeunes repreneurs ont ensuite modernisé le menu, et étoffé l'offre d'épicerie avec des produits locaux. Les habitants ont répondu présents, surtout pendant le premier confinement où l'on préférait faire ses courses dans de petites surfaces. À l’époque, le tabac était aussi une bonne source de revenus.

Emporté dans son élan, le couple embauche un deuxième salarié en plus de la cuisinière. Et ne voit pas la conjoncture évoluer et les difficultés se profiler. Ajoutez à cela un comptable qui ne joue pas son rôle de conseiller et de vigie, et voilà nos jeunes entrepreneurs confrontés à des problèmes de trésoreries.
D'autant que les aides à la création d'entreprise se tarissent, et que l'Urssaf demande son dû.

Cherche acquéreur motivé par le commerce rural

Une trésorerie en berne et des dettes qui s'accumulent, le couple est acculé à trouver des solutions pour survivre. Tout en cherchant un nouvel acquéreur, Antoine et Caroline sollicitent les élus pour obtenir des aides.

Le conseil municipal de Motteville qui est propriétaire des murs, octroie au couple une remise de loyer d'une année. L'administration judiciaire organise un étalement des dettes.

"L'affaire est pourtant florissante", rappelle Caroline Tirvert, qui explique ses difficultés par tout un tas de petites difficultés accumulées, notamment par les mauvais conseils du comptable.

"Le commerce, c'est incontournable !"

Ce samedi 6 janvier après-midi, La Clairière sera ouverte à la visite pour tenter de trouver le prochain propriétaire, sous le regard inquiet de Caroline. "J'ai toujours vécu à la campagne, nous dit-elle. Dans un village il y a une église, une école et le commerce, c'est incontournable !"

De son côté, le maire du village, Éric Halbourg, assure qu'il ne laissera jamais fermer le dernier commerce de Motteville. "J'ai d'autres idées en tête", nous assure-t-il.

Pour visiter le commerce : uniquement sur inscription au 06 48 36 50 89

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