L'union sacrée des députés normands contre les chalutiers usines

Le Margiris, deuxième plus gros bateau pêche du monde, a été aperçu voilà quelques jours au large du Cotentin / © Wikimedia Commons
Le Margiris, deuxième plus gros bateau pêche du monde, a été aperçu voilà quelques jours au large du Cotentin / © Wikimedia Commons

Deux chalutiers usines sillonnent actuellement les eaux de la Manche. Ils ont notamment été aperçus au large de Cherbourg. Les députés normands, de couleurs politiques diverses, ont écrit au ministre de l'agriculture.

Par CM

Ce sont deux mastodontes des mers qui voguent actuellement au large des côtes françaises. Et suscitent un certain émoi chez les pêcheurs. Le Annie Hillina, sous pavillon allemand, et le Margiris, considéré comme le deuxième plus gros bateau de pêche du monde, ont été paerçus voilà quelques jours près de Cherbourg. Dénoncés à plusieurs reprises par des ONG environnementales comme Sea Shepherd, ces usines des mers sont dotés d'une capacité de pêche de 250 tonnes de poisson par jour. 

Alors que les pêcheurs normands sont déjà inquiets quant aux conséquences d'un possible Brexit en matière de pêche, la présence de ces deux géants dans "leurs" eaux suscite une certaine colère. Partagée par les élus locaux, quelle que soit leur couleur politique. Faisant fi des différences de chapelle, les députés normands Bertrand Bouyx, Stéphane Travert, Sonia Krimi, Agnès Firmin Le Bodo, Sébastien Jumel, Philippe Gosselin, Xavier Batut et Bertrand Sorre ont fait plume commune pour interpeller le minsitre de l'agriculture. 

"Techniques industrielles non raisonnées, impacts écologiques catastrophiques, mises en danger des ressources et des espèces : ces industries de la pêche, dont il est par ailleurs difficile d’identifier les commanditaires et responsables, doivent faire en toute urgence l’objet d’un contrôle plus strict", alertent les élus, "Alors que les pêcheurs de nos côtés ont su mettre en place un modèle économique pérenne et respectueux de l’environnement, nous ne pouvons tolérer que cet équilibre vertueux mais fragile soit mis en danger.". Et d'appeler le ministre à "prendre les mesures règlementaires qui s'imposent".

Joint par nos confrères du Figaro, l'armateur hollandais du Margiris se défend en indiquant qu'il n'est pas responsable des quotas de pêche et affirme que la grande taille du bateau n'est pas incompatible avec une pêche durable.

Sur le même sujet

Visite du 1er ministre un mois après l'incendie de Lubrizol

Les + Lus