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Les agriculteurs de Nouvelle-Aquitaine sont particulièrement friands de glyphosate

Le Glyphosate : un danger qu'il faut interdire pour les médecins libéraux de Nouvelle-Aquitaine / © JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
Le Glyphosate : un danger qu'il faut interdire pour les médecins libéraux de Nouvelle-Aquitaine / © JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Une carte qui représentant les chiffres des ventes du glyphosate en France révèle qu'entre la vigne, les céréales et le maraîchage, les cultures de Nouvelle-Aquitaine sont particulièrement friandes de ce pesticide, pourtant classé comme cancérogène probable.

Par Maïté Koda

Le glyphosate, particulièrement prisé des agriculteurs néo- aquitains :  c'est en tout cas ce qui ressort de cette carte publiée par l'AFP et basée sur les chiffres de l'association écologiste Robin des bois.
 

 
 
La Gironde et sa viticulture, la Charente-maritime et la Charente et leurs cultures céréalières font partie des  8 départements français ou les ventes de de glyphosate sont les plus importantes : il s'en écoule plus de 200 tonnes par an.
Dans le Lot-et-Garonne,  ou les Pyrénées-Atlantiques il s'en écoule à peine moins, avec des chiffres compris entre 100 et 200 tonnes par an.
 
Ces chiffres sont le résultat d'une longue enquête réalisée par l'association écologiste Robin des Bois, et intitulée Atlas de la France toxique.
 

L'avenir du glyphosate en jeu ce mercredi

 
De quoi poursuivre le débat autour de ce pesticide,  jugé indispensable par de nombreux agriculteurs alors que le glyphosate, principe actif du quasi incontournable herbicide Round up, sera jugé par des experts européens ce mercredi.

Faut-il renouveler sa licence, alors que celle-ci doit prendre fin le 15 décembre? Et si oui, pour combien de temps? Trois, cinq, dix ans?

Les avis des états européens divergent sur ce pesticide certes efficace, mais potentiellement très néfaste à la santé, et classé comme "cancérogène probable". La France qui s'opposait au renouvellement de sa licence évoque désormais la possibilité d'un renouvellement pour trois ans, via le ministre de la Transition énergétique Nicolas Hulot.
Le ministre de l'agriculture Stéphane Travert est lui, plutôt favorable à une nouvelle licence valable de cinq à sept ans, et s'alignerait donc sur la proposition de Bruxelles.
 
 

Le message d'alerte des médecins

Le glyphosate est depuis de nombreuses années dans le viseur des écologistes, mais également de nombreux médecins, et notamment en Nouvelle-Aquitaine.


"On est sur du lourd, c'est le premier contaminant de nos rivières… Il faut quand même se poser des questions on est sur des preuves scientifiques, alertait en octobre le Docteur Pierre-Michel Périnaud, président d'Alerte Médecins pesticides.
Une association qui craint notamment que les "décisions ne soient prises au niveau du ministère de l'agriculture".

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