Aquitaine : les restaurateurs demandent à pouvoir servir des déjeuners en terrasse

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Écrit par Maïté Koda

L'union des métiers et industries de l'hôtellerie a demandé au Premier ministre de pouvoir rouvrir les terrasses des restaurants dans les départements où le virus circule peu. En Aquitaine, les Landes et les Pyrénées-Atlantiques sont les premiers départements visés par cette demande.

Verra-t-on dès avril des repas servis en terrasse des restaurants ? La demande, a en tout cas, été formulée par les restaurateurs, via l'UMIH, l'Union des métiers et industries de l'hôtellerie. Le syndicat s'est adressé par écrit au Premier ministre Jean Castex afin d'expérimenter le retour des repas en terrasse dans les départements à faible circulation du virus.

En Aquitaine, les Landes et les Pyrénées-Atlantiques, affichent des taux d'incidence respectifs de 83 cas et 74 cas pour 100 000 habitants, des taux largement inférieurs à la moyenne nationale. Et c'est ce qui a conduit l'UMIH à solliciter auprès de Jean Castex des mesures territorialisées, visant notamment ces deux départements en priorité. 

"Assouplir là où c'est possible"

"On a annoncé un renforcement des mesures sanitaires pour les départements les plus touchés par l'épidémie. Pourquoi pas un assouplissement là où c'est possible ? " , imagine Roland Heguy, président de l'UMIH. 
Cette réouverture, pensée pour le 1 er avril, correspondrait à la phase 1 du plan de retour en activité des restaurants, objet de plusieurs discussions entre le gouvernement et l'UMIH. "Elle aurait lieu uniquement à l'heure du déjeuner, en terrasse, en respectant un protocole sanitaire strict et avec une jauge qui ne dépasserait pas 50%", poursuit Roland Heguy. 
 

Toutes ces personnes, qu'on peut voir agglutinées sur les trottoirs pour déjeuner ou boire un coup, seraient certainement mieux dans nos établissements. Et vu le protocole mis en place, elles prendraient moins de risques.

Roland Heguy, président de l'UMIH

 

Vacciner l'ensemble du personnel ?

Cette requête, si elle est acceptée, marquerait avant tout un bon signal pour une reprise de l'économie, estime Roland Heguy, qui imagine qu'elle soulagerait également les "fournisseurs, viticulteurs, grossistes", eux-aussi en grande difficulté. La rentabilité de l'expérience n'étant pas garantie, les établissements éligibles devraient néanmoins continuer de bénéficier de certaines aides gouvernementales, au prorata de leur activité, "jusqu'à ce qu'on reprenne un rythme de croisière".

Au-delà de cette demande, les restaurateurs et hôteliers souhaitent également un assouplissement des mesures pour les clients des hôtels afin qu'ils puissent bénéficier d'un repas servi à table dans les restaurants de leur établissement hôteliers. 
Ils ont également demandé à ce que les salariés du secteur, en contact permanent avec le client, puissent être vaccinés rapidement.