• ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • SOCIÉTÉ
  • FAITS DIVERS
  • SPORT
  • CULTURE

Les habitants de l’île de Ré se plaignent du bruit des goélands

De bien bruyants oiseaux sur l'île de Ré. / © Joël Bouchon - France Télévisions
De bien bruyants oiseaux sur l'île de Ré. / © Joël Bouchon - France Télévisions

Après le cri du coq Maurice sur l’île d’Oléron, cette fois-ci, c'est sur l'île de Ré que les riverains et les touristes ont interpellé le maire pour se plaindre du bruit… des goélands. On est tranquille nulle part !

Par FL / LG

Après avoir été chassés du collège en début d’année, voilà le retour des goélands en centre-ville de Saint-Martin-de-Ré. Mais cela ne plait pas à tout le monde.

Tous les jours, c'est un nouveau festival d'été à Saint-Martin-de-Ré. Comme un concert de cris et clameurs, avec des chanteurs infatigables. C’est ainsi que des dizaines d'oiseaux ont choisi la capitale de l'île de Ré pour passer leur été.

En août, Saint-Martin-de-Ré affiche complet où 10.000 personnes doivent cohabiter avec les goélands. Mais là s’en est trop ! Des riverains et des touristes ont interpellé le maire pour se plaindre du bruit des bestioles à deux pattes au bec comprimé latéralement !
En avril dernier, une opération d’effarouchement s'est déroulée au collège Les Salinières, où une colonie d'était installée. Des fauconniers avaient lancé leurs buses pour reprendre possession du territoire. Mais certains goélands, après s'être fait voler dans les plumes, ont tout simplement déménagé en centre-ville.

Le goéland se rapproche des villes pour des questions de sécurité, pour nicher et pour des raisons de ressources alimentaires.
- Jean-Christophe Lemesle, conservateur de la réserve naturelle de Lilleau des Niges

Les responsables de la Ligue de Protection des Oiseaux suivent ce bruyant dossier de près, mais rappellent que l'espèce est protégée. Il n'y aura ni prélèvement, ni régulation. Les campagnes de stérilisation des oeufs ont été stoppées il y a trois ans car le nombre de goélands avait gravement chuté.

La clameur du goéland, c’est le cri sauvage du littoral. Ce cri a aussi ses adeptes.
- Dominique Chevillon, vice-président de la Ligue de Protection des Oiseaux

Alors pour tous ceux qui s'agacent, il faudra prendre patience. Le gros des troupes partira peut-être avant la fin du mois pour migrer. Ce qui éviterait une nouvelle prise de bec !
 

Sur le même sujet

Un hippopotame pygmée en Dordogne

Les + Lus