Les cheminots mobilisés contre la suppression de 200 postes à Saintes

Les cheminots de Saintes ont interpellé leur maire, Jean-Pierre Machon, sur la situation locale de la SNCF. 200 postes du technicentre devraient être supprimés pour 2019. Mais le maire n'a pas convaincu les salariés de son soutien.
Le maire n'a pas réussi à convaincre les cheminots.
Le maire n'a pas réussi à convaincre les cheminots. © France 3 Poitou-Charentes - Laurence Couvrand
Le maire de Saintes, Jean-Pierre Machon, a été invité par les cheminots à prendre position face à la suppression près de 200 postes au technicentre de la SNCF, ce vendredi 18 mai.

Mais c'est un dialogue de sourds. Les cheminots demandent un vrai soutien du Maire. Près de 150 salariés devraient être mutés avec leurs familles, ou licenciés - s’ils refusent les 3 mutations proposées - ce qui aura un impact direct sur Saintes.

Un comité de suivi mis en place en 2016


"Ca va toucher les écoles, les collèges, les lycées et donc l'économie locale de Saintes. Moins de personnes seront là pour acheter au supermarché, ça fera du pouvoir d'achat en moins", s'inquiète Florian Lebrun, conducteur de train.

Le maire répond qu'il s'est mobilisé dès 2016, via un comité de suivi. La SNCF lui a promis de développer de nouveaux emplois sur Saintes en proposant des activités pour le technicentre mais aussi pour le secteur privé, comme la création d'une école du numérique.
 
"Mon rôle, en tant que maire, est de défendre l'emploi, qu'il soit emploi cheminot ou emploi privé et de faire en sorte que la SNCF tiennent ses engagement. C'est l'objectif de ce comité de suivi. Qu'on ne vienne pas me dire que je ne suis pas engagé, je pense être engagé au delà de mes responsabilités du maire de la ville", martèle-t-il.

Mais rien n'est garanti pour les syndicats qui attendent des engagements écrits.

"Les promesses n'engagent que ceux qui les croit. Sauf que derrière, rien n'a été fait pour les contractualisations donc il n'y a pas d'avenir pour l'emploi. Ca nous inquiète également pour la localité", s'exclame Franck Chauvin, secrétaire général  CGT de l'étoile ferroviaire saintaise.

La grève se poursuit demain, comme au niveau national, pour défendre le statut de la SNCF.

Reportage réalisé par Laurence Couvrand, Pierre Lahaye et Mailys Gimenez
Intervenants : Florian Lebrun, conducteur de train.  Jean-Pierre Machon, maire de Saintes.  Franck Chauvin, secrétaire général  CGT de l'étoile ferroviaire saintaise.
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