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Angoulême : des coachs dans les quartiers en difficulté

© Maxppp
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C'est une initiative dont le CIDFF (Centre d’information sur les droits des femmes et des familles) d'Angoulême est à l'origine. Des coachs ont accompagné des résidents de quartiers de l'agglo pour les aider dans leur retour à l'emploi. Une initiative commentée par la députée PS Catherine Coutelle.

Par Bernard Dussol

Un coaching à la carte et des contraintes minimales pour la quizaine de personnes concernées, c'est cette expérience que relatent nos confrères de La Charente Libre.

Les dispositifs de retour à l'emploi sont nombreux et pas tous d'une grande efficacité. Alors pourquoi ne pas tenter un coaching personnalisé pour les chômeurs en quête d'un travail ou d'une formation ? L'expérience semble donner des résultats satisfaisants. Financée à hauteur de 9000 euros par l'Etat, elle se déroule dans le cadre de la politique de la ville et concerne les habitants des quartiers prioritaires d'une agglo.

Le coaching est très tendance et il trouve là un nouveau débouché avec des conseillères emploi qui accompagnent des personnes dans leur projet. "Un stage qui brise notre solitude et nous redonne le sourire", explique l'une de ces femmes coachée par une conseillère. " Cela m’a permis de revoir mon CV, d’améliorer ma présentation, et de préparer un super pitch, d'être très à l'aise dans mes entretiens !"  

Au-delà des initiatives qui relèvent des politiques de la ville, on assiste à l’émergence d'un nouveau marché pour le coaching de recherche d'emploi. Une tendance dûe principalement à la défiance que de nombreux demandeurs d’emploi expriment vis à vis des opérateurs classiques comme Pôle Emploi ou l’APEC. Attention tout de même à la prolifération de ces nouveaux gourous. N'importe qui peut se prétendre "Coach" avec une plaque sur sa porte : ce n'est aucunement un gage de légitimité et encore moins de compétence.





Le commentaire de Catherine Coutelle :

Parmi les femmes qui bénéficient du coaching ouvert par le CIDFF, l'une d'elles fait part aujourd'hui dans la Charente Libre de son désarroi lorsque, après 6 ans de congé parental, elle ne sait pas comment se réinsérer sur le marché de l'emploi. Et, dit-elle, "on me fait comprendre que je suis restée trop longtemps sans travailler".

Ce cas m'évoque deux réflexions.
Le congé parental pour les femmes qui souhaitent avoir une carrière professionnelle devrait être le plus court possible et donc il est nécessaire qu'elles puissent trouver des places d'accueil pour la petite enfance qui leur permet de garder une vie active. Le Gouvernement s'était engagé sur 275 000 places, mais l'avancée est encore trop lente.
Deuxième remarque, dans la loi Sapin de 2013 sur la sécurisation des parcours, nous obligeons à réaliser des entretiens par Pôle Emploi ou par l'entreprise pour accompagner leur retour à l'emploi.

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