Coronavirus : 126 personnalités internationales demandent la libération de Josu Urrutikoetxea

Malgré son état de santé fragile, sa demande de remise en liberté avait été rejetée, début avril. L'ex-membre de l'organisation armée ETA, Josu Urrutikotxea est toujours détenu à la prison de la santé, à Paris. 126 personnalités signent un appel international pour la suspension de son incarcération.

José Antonio Urrutikoetxea, dit Josu "Ternera", considéré comme un des chefs d'ETA, en 2002.
José Antonio Urrutikoetxea, dit Josu "Ternera", considéré comme un des chefs d'ETA, en 2002. © DANIEL VELEZ / AFP
C'est dans Médiapart qu'ils ont publié leur tribune. 126 personnalités internationales engagées dans le processus de paix au Pays basque signent un plaidoyer en faveur de Josu Urrutikoetxea dont ils demandent la libération en raison du Covid 19. 
  Depuis son arrestation à Sallanches en Haute-Savoie le 19 mai 2019, l'ex-membre de l'ETA  est incarcéré à la prison de la Santé à Paris.
 L'établissement pénitentiaire compte plusieurs cas de COVID 19. Or,  Josu Urrutikoetxea est âgé (il a 69 ans) et souffre de "pathologies chroniques".  Sa famille, preuve à l'appui,  avait indiqué qu'il a été affecté par "plusieurs pneumonies", et souffrait "d'un problème de prostate". Selon elle, le médecin chef de la Santé avait signé un certificat indiquant "des pathologies chroniques qui sont des facteurs de mauvais pronostic en cas de contamination" dès le 26 mars.

L'ex-membre de l'ETA, avait engagé une procédure d'urgence mais la Chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris avait rejeté, le 1er avril dernier, sa demande de remise en liberté. Ce qui avait suscité de vives réactions au Pays basque.  Ce samedi, des personnalités internationales, avocats, juristes, magistrats, parlementaires, chercheurs et universitaires, personnalités du monde de la culture estiment que 

"Le maintenir en détention en dépit du danger particulier auquel Josu Urrutikoetxea est exposé constitue un très mauvais signal émis par l’État français à l’ensemble des processus de paix en cours à travers le monde que la communauté internationale ne saurait tolérer."


Après seize années passées en clandestinité, Josu Urrutikoetxea avait été arrêté en Savoie, en mai 2019, alors qu'il se rendait à l'hôpital.

En 2010 pui 2017, l'Etat Français l'avait condamné, en son absence, pour association de malfaiteurs en lien avec une activité terroriste. Il est, par ailleurs, soupçonné, d'avoir participé à un attentat contre une caserne de la Guardia Civil, en 1987, à Saragosse. Attentat, qui avait fait onze victimes.

Mais celui que l'on surnomme "Ternera" a aussi participé au processus de paix au Pays basque et contribué "activement", selon ses défenseurs, au désarmement d'ETA. 

 
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