La grippe aviaire touche sévèrement les élevages des Deux-Sèvres

173.000 volailles abattues dans le département des Deux-Sèvres : la grippe aviaire a frappé plusieurs élevages, tout le secteur en subit les conséquences.

La grippe aviaire frappe de plein fouet le département des Deux-Sèvres. Elle est venue du département voisin de la Vendée et concerne maintenant tous les éleveurs deux-sévriens. La consigne étant l'abattage systématique des animaux pour éviter la propagation du virus et la mise en place d'un vide sanitaire dans un certain périmètre. Dans cette zone, aucune nouvelle volaille ne peut être intégrée. L'inquiétude est donc à double niveau. D'abord la situation financière des élevages touchés, ensuite, l'avenir de la filière si les élevages reproducteurs étaient concernés à leur tour..

Il y a quelques jours, la présidente du conseil départemental des Deux-Sèvres Coralie Dénoues a demandé au ministre de l'Agriculture de reconnaitre l'état de catastrophe naturelle pour permettre aux éleveurs et à tous les professionnels de la filière d'être financièrement soutenus. Pour le président de la FNSEA des Deux-Sèvres, Denis Mousseau, cela devenait nécessaire pour aider les éleveurs, les transformateurs, les abattoirs qui doivent mettre des salariés au chômage partiel notamment..

Cela va permettre de déclarer les pertes de productivité et de bénéficier d'un soutien économique et social. La crise est d'une ampleur plus sévère que d'habitude.

Denis Mousseau, président de la FNSEA des Deux-Sèvres.

À la date d'aujourd'hui, 14 élevages sont touchés et ont fait abattre leurs volailles. 150 communes du département se trouvent dans le périmètre d'exclusion. C'est la direction des services vétérinaires qui procède aux contrôles.

À plus long terme, l'avenir de la filière pourrait être compromis. Si les élevages reproducteurs venaient à être touchés et contraints à l'abattage de leurs poussins.

S'il n'y a plus de poussins il n'y aura plus de volailles. Il faut maintenir les mesures de protection et de surveillance des élevages pour éviter une crise plus grave encore.

Denis Mousseau, président de la FNSEA des Deux-Sèvres

Depuis le début de l'épizootie, 10 millions de volailles ont été abattues en France dont une grande majorité dans l'ouest - particulièrement dans les Pays de la Loire.