Football - Ligue 2 : le torchon brûle entre les Chamois Niortais et l'agglomération de Niort

Le directeur des Chamois niortais, Mikaël Hanouna, et le maire de Niort, Jérôme Baloge, s'opposent dans les médias autour de l'avenir du club de foot.

"S'il faut jouer ailleurs, ce n'est pas un problème", prévient le directeur général des Chamois Niortais, Mikaël Hanouna, au micro de France Bleu. J'ai reçu le feu vert de la LFP pour démarcher d'autres villes qui seraient prêtes à nous accueillir.

Plus tard, dans la soirée, le maire Jérôme Baloge prend la parole à l'issue du conseil municipal : "Chaque Niortais saura faire preuve de discernement dans le flot de tout ce qui circule", a glissé l'édile, d'après le Courrier de l'Ouest, avant de conclure : "Si quelqu’un doit partir, ce n’est pas le centre de formation, ni tel ou tel joueur, ça se passe à un autre niveau."

La tension est soudain montée d'un cran entre le club et l'agglomération niortaise, après la conférence de presse convoquée par le directeur général des Chamois, Mikaël Hanouna. 

Le stade René-Gaillard "va perdre l'homologation" Ligue 2, selon le club

Le dirigeant de club s'est plaint devant les journalistes de ne pas avoir reçu la subvention annuelle de 200 000 euros, supposément dédiée à l'association sportive Chamois niortais FC. Seul un acompte de 60 000 euros a, pour l'heure, été décaissé par la municipalité.

Mikaël Hanouna a assuré que, si la subvention attendue ne lui était pas versée rapidement, le club se trouverait contraint de procéder à un plan social et à la fermeture du centre de formation.

Par ailleurs, le directeur général des Chamois a assuré que le stade René-Gaillard va "perdre l'homologation au 30 avril". Des déclarations balayées d'un revers de main par le maire de Niort : "Les travaux doivent commencer cette semaine. Le stade René-Gaillard est un stade fait pour la Ligue 2, et il le reste. Je n’ai pas envie d’en rajouter."

Contactée, l'agglomération de Niort n'a pas souhaité répondre à nos questions, nous renvoyant à la prise de parole de Jérôme Baloge d'hier.