Hôpital Nord-Deux-Sèvres : les syndicats mobilisés contre les suppressions de postes

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Pour combler l'important déficit financier du centre hospitalier Nord-Deux-Sèvres et présenter un budget à l'équilibre, 83 équivalents temps plein sont menacés de suppression. Une situation que dénoncent les syndicats.

Par RD

Dans la semaine, les syndicats du centre hospitalier Nord-Deux-Sèvres, à Faye-L'Abbesse, ont pris connaissance du plan de retour à l’équilibre financier préparé par l’ARS (Agence Régionale de Santé). Celui-ci, d’après la CGT, prévoit la suppression de "83 équivalents temps plein, ce qui correspond à 147 emplois".

Ce plan vise à effacer le déficit de l’hôpital, qui s’élève aujourd’hui à 9 millions d’euros, après n’avoir cessé de se creuser au fil des mois. En 2015, avant même l’ouverture du nouvel établissement, un premier plan de redressement financier avait déjà été appliqué. Et en septembre dernier, l’annonce d’un autre plan avait débouché sur la fermeture temporaire d’une trentaine de lits.
 


Les syndicats refusent ces baisses de personnel. Pour eux, la solution est ailleurs : il faut d’abord "obliger les médecins à venir là où on a besoin d’eux", explique Sabine Maud’huy de la CGT, qui a appelé à la grève mardi 26 mars. "On manque de médecins, et donc d’activité", souligne-t-elle.

Même discours du côté de FO : "Il n’y a déjà plus de cardiologue, et plus qu’un seul gastroentérologue", observe Sébastien Le Bodo, secrétaire général de FO Deux-Sèvres. L’organisation craint par ailleurs que ces réductions d’effectifs n’aient un impact sur la qualité des soins. Ce vendredi 22 mars, FO a appelé à un rassemblement devant le site de Parthenay, et a profité du conseil de surveillance qui s’y tenait pour exprimer son "inquiétude et amertume". "On espère avoir été entendus. Maintenant nous attendons la suite", déclare Sébastien Le Bodo. Comme la CGT, FO n’exclut pas d’appeler à la grève.
 


En crise, le centre hospitalier Nord-Deux-Sèvres a ouvert il y a moins d’un an, en juin 2018, après plusieurs années de chantier pour un coût de près de 90 millions d’euros. Il a regroupé trois établissements situés à Thouars, Parthenay et Bressuire.


 

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