Grippe aviaire en Dordogne : l'abattage a commencé dans trois élevages du Périgord

Publié le
Écrit par Rachel Cotte .

De nouveaux foyers de contamination ont été détectés mardi dans des élevages de volailles sur le secteur de Saint-Geniès, en Dordogne. Les éleveurs concernés doivent procéder à l'abattage de leurs bêtes.

C'est un drame pour les éleveurs du Périgord noir, à seulement deux semaines des fêtes de Noël. La présence de foyers de grippe aviaire a été confirmée mardi 6 décembre dans trois élevages du secteur, indique la préfecture de Dordogne. Les éleveurs concernés sont contraints de faire abattre l'intégralité de leurs volailles.

Il s'agit d'élevages de palmipèdes situés dans village de Saint-Geniès. Les abattages ont commencé hier pour deux d'entre eux et ce matin pour le troisième. Une catastrophe pour les éleveurs, d'autant qu'il ne s'agit pas d'une première dans la commune. Un cas avait déjà été détecté en avril dans une exploitation 670 oies et 350 oisons de Saint-Geniès. 

Plusieurs mesures de protection 

La préfecture de Dordogne a ainsi pris un arrêté pour définir des "zones de protection et de surveillance". Celles-ci sont mises en place dans un rayon de 3 et 10 km autour des élevages contaminés. "Une zone réglementée supplémentaire d'un rayon de 10 km autour des des foyers est mise en place afin de renforcer la surveillance", précise la préfecture dans un communiqué. Ce dernier liste les différentes communes concernées par ces zones.

Tous les lieux où sont détenus des volailles et des oiseaux captifs dans ces périmètres sont ainsi soumis à des mesures spécifiques. Si la préfecture indique que les éleveurs concernés seront indemnisés des pertes subies, difficile de dire quand cela interviendra. Dans le département, certains ayant été frappés par la crise au printemps n'ont pour l'heure pas touché leur compensation. 

Aucun risque pour l'homme

Les éleveurs sont aussi notamment sommés de signaler "toute apparition de signes cliniques évocateurs d'influenza aviaire ou toute augmentation de la mortalité, ainsi que toute baisse importante dans les données de production.

La préfecture rappelle toutefois que la consommation de "viande, de foie gras et d'œufs, et plus généralement de tout produit alimentaire à base de volaille, ne présente aucun risque pour l'Homme."

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