SOBEVAL, le marchand de veau qui n'a pas peur de l'international

400 emplois à Boulazac, et une entreprise qui recrute une cinquantaine d'employés chaque année, la société périgourdine SOBEVAL spécialisée dans le veau fête ses 40 ans cette année en affichant une bonne santé, malgré un contexte morose. Son secret, l'innovation et l'investissement
© France 3 Périgords - Bertrand Lasseguette & Camille Michelland

Une histoire locale... et néerlandaise

La Sobeval est née en 1979, dans une petite maison d’habitation à Hautefort. Une success-story qui en quatre décennies lui a permis de passer du stade de petite entreprise familiale à celle de leader sur le marché du veau.

La France est le premier pays européen consommateur de veau, ce qui a aiguisé l'appétit du groupe Néerlandais VanDrie Group qui rachète Sobeval dans les années 90.


Une diversification nécessaire


Aujourd'hui Sobeval emploie 400 personnes, et en dehors de la commercialisation de veau en barquette, elle propose des plats prêts à cuisiner, s'ouvre à l'achat des veaux nourrissons, à la vente sur le complexe marché américain, et au négoce des cuirs issus de la production recherchés dans la maroquinerie de luxe.

Un choix de diversification qui est dans sa nature, Sobeval ne s'impose pas de limite en amont et en aval de la filière. Elle assure elle-même l'abattage, la transformation et la commercialisation de ses viandes dans la grande et la petite distribution. Et à ce titre elle est en lien étroit avec le millier d'éleveurs qui lui fournissent le produit de leurs élevages.

S'adapter... et s'exporter


Tout cela dans un contexte pourtant très peu favorable. Les habitudes alimentaires des français évoluent, ils consomment moins de viande et l'entreprise a connu une baisse d'activité. Baisse compensée par une évolution vers des produits de meilleure qualité, et surtout par un lourd investissement pour gagner des marchés à l'export. Ainsi dés l'automne, Sobeval pourra exporter aux États-Unis, un marché réputé pour sa difficulté d'accès et elle vise désormais la Chine.

20 Millions d'€uros sur 10 ans, c'est ce qu'a coûté cette recherche de compétitivité constante. Des efforts coûteux, mais payants à terme.

Jusqu'à 50 offres d'emploi par an


La bonne santé du site permet néanmoins aux responsables de rester optimistes, et même d'afficher de 35 à 50 offres d'emploi chaque année... un record par les temps qui courent... 
 
Sobeval, une success-story périgourdine ©France 3 Périgords
Gilles Gauthier, directeur de la SOBEVAL
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