VIDÉO. Grêle à Ribérac : un an après, dans les esprits et sur les toits, les stigmates sont toujours là

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Vanxains, l'épicentre de la grêle du 21 juin 2022, près de la moitié des maisons toujours bâchées ©France télévisions

Une ambiance de fin du monde. C'était dans la nuit du 20 au 21 juin 2022. Dans le Ribéracois en quelques minutes, une vague de grêle d'une extraordinaire violence avait ravagé les champs, les voitures, les toitures, offrant au petit matin une vision apocalyptique aux habitants choqués

Deux cents pompiers mobilisés, près de 2 000 interventions, huit hectares de bâches déployées, des habitants évacués, l'eau, l'électricité, le téléphone coupés pendant des heures et surtout trois interminables minutes durant lesquelles le ciel leur est littéralement tombé sur la tête.

Une nuit apocalyptique

C'était dans la nuit du 20 au 21 juin. Cette nuit-là, 55 communes du nord-ouest du département se sont trouvées prises dans le passage d'un orage de grêle d'une ampleur effrayante. À Ribérac, 4000  toitures sont détruites. Les projectiles mitraillaient les vitres et les façades dans un bruit terrible. Une véritable scène de guerre.

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L'orage à Ribérac, un an après, l'énormité de l'évènement reste encore dans toutes les mémoires ©France télévisions

Au matin, les habitants de Vanxains, Ribérac, la Roche-Chalais, Saint Aulaye, Grand Brassac, Saint Privat, la Jemaye, Lisle, Villetoureix et Saint-Martin de Ribérac vont découvrir l'ampleur des dégâts. Les toitures ont été laminées, les pare-brises des autos ont volé en éclat, les carrosseries sont bosselées, les arbres n'ont plus de feuilles. Rien de ce qui était resté dehors n'a été épargné.

8500 hectares de campagne ravagés

Dans la campagne, le spectacle est aussi désolant. La grêle a parcouru 8 500 hectares. Les récoltes ont été hachées menu, les bâtiments agricoles sont à ciel ouvert, le foin, les aliments, les engins ont pris l'eau. La forêt a aussi payé un lourd tribut.

Situation d'urgence

Les secours parent au plus pressé. Il faut venir en aide aux sinistrés qui n'ont pas la force de se mettre seuls à l'abri, couvrir les habitations pour les protéger de la pluie qui menace, déblayer les accès. Une cellule d’urgence médico-psychologique prend en charge les plus choqués.

Choc émotionnel

C'est que les dégâts ne sont pas que matériels, le traumatisme est parfois profond, il restera longtemps. Un an plus tard, le visiteur étonné découvre des villages dans lesquels la moitié des toitures est neuve, et l'autre moitié recouverte de bâches multicolores. Problème d'assurance, manque de moyens, pénuries de matériaux ou d'artisans, intempéries, chaque bâche a son histoire. Et, en dessous, les habitants croisent les doigts à chaque coup de vent, ils espèrent que "ça tiendra".

Encore un an de stigmates

À Vanxains, le village aux 800 habitants épicentre du phénomène, Joëlle Saintmartin, la maire, continue inlassablement à faire le tour des chantiers, soutient sa population et se résout à voir la situation perdurer encore pendant une bonne année, voire plus. Pas confortable quand on sait que des tuiles peuvent à tout moment s'envoler, emportées par des bâches.

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