Bordeaux : prison avec sursis pour l'homme qui a menacé sa compagne avec une hache

L'homme de 40 ans qui a frappé sa femme dimanche avant d'être arrêté cours de l'Yser une hache à la main a été jugé ce lundi en comparution immédiate.

Le tribunal de Bordeaux. Photo d'illustration.
Le tribunal de Bordeaux. Photo d'illustration.

Le quadragénaire avait frappé au visage sa compagne dimanche à leur domicile. Celle-ci s'était retranchée dans la salle de bain pour se protéger. C'est alors que l'homme avait tenté de défoncer la porte à coup de hache. La police anti-criminalité l'avait arrêté vers 15h30 cours de l'Yser, la hache à la main, après avoir été alertée par la victime. Placé en garde à vue, il avait été déféré au parquet dès le lundi matin.

Selon le journal Sud Ouest, l'homme aurait reconnu être toxicomane. La toxicomanie est au cœur des préoccupations de la Fédération addiction, et de nombreuses associations qui depuis plusieurs semaines alertent sur les dangers du confinement. Celui-ci entraine "l'angoisse d'être enfermé, l'angoisse de la maladie, et pour certains l'angoisse d'être en panne" du fait des difficultés d'approvisionnement, expliquait Jean-Michel Delile. Voir les violences intra conjugales se multiplier était la grande crainte des pouvoirs publics en cette période. Associations et professionnels du secteur s'étaient opposés à un arrêté préfectoral émis dans l'Aisne visant à interdire la vente d'alcool. "On comprenait les motivations", expliquait Jean-Michel Delile, mais cela pouvait entrainer une "tension intérieure pour les personnes dépendantes", entrainant un "effet pervers".

Selon les chiffres communiqués par le parquet, entre le 17 mars et le 31 mars l'augmentation des interventions pour violences intrafamiliales serait de 25% en zone police et 28% en zone gendarmerie. L'activité judiciaire concernant les violences intrafamiliales n'aurait pas augmenté pour autant, les faits constatés ne relevant pas forcément d'infraction. 

Sachez que le barreau de Bordeaux a mis en place un numéro d’urgence gratuit pour les victimes de violences au sein du cercle familial. Il s’agit du 05 57 77 40 71. Il fonctionne 24h/24 et 7J/7. Parallèlement, le 3919 est toujours actif en cette période de confinement.
© Capture Instagram


Par ailleurs, le collectif "Collages féminicides" a annoncé sur son compte Instagram, qu'il s'engageait à "accompagner les victimes pour leur trouver un hébergement, une écoute et les renseignements sur les démarches et numéros à contacter".
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
faits divers police société sécurité violence conjugale justice coronavirus/covid-19 santé