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Energy Observer, l'incroyable bateau du futur fait escale à Bordeaux

C'est un bateau étonnant, fruit du travail de passionnés. Il navigue en totale autonomie : soleil, vent et eau de mer transformée en hydrogène. Ces ambassadeurs du futur seront au ponton d'honneur à partir de mardi 26 septembre. Voir ou revoir notre direct pour l'arrivée à Bordeaux.
L'energy Observer : le bateau du futur
L'energy Observer : le bateau du futur © Jeremy Bidon - Energy Observer
Futuriste avec ses panneaux solaires et ses éoliennes, l'Energy Observer s'apprête à ouvrir une nouvelle voie: celle de la navigation autonome à l'hydrogène. Comment ? L'idée paraît toute simple : la production décarbonée d’hydrogène à partir de l’eau de mer. Un rêve de marin confirmé comme le raconte Victorien Erussard, coureur au large et Capitaine d’Energy Observer :

On me demande souvent pourquoi on ne fait pas un bateau à voile... Mais cela fait des millénaires qu'on sait naviguer avec un bateau à voile ! Nous, on veut montrer que l'écologie, ce n'est pas vivre en ermite dans le désert. Ce sont des solutions high-tech que l'on souhaite voir se développer dans les années à venir. 

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Energy Observer est en fait initialement un catamaran de course, avec lequel Peter Blake a remporté le Trophée Jules Vernes en 1994. Un bateau de récup en somme ! Précisions du capitaine : 

Energy Observer, c’est une reconversion à double sens : recycler un catamaran de course, léger et fiable, recordman autour du monde et permettre ainsi d’investir dans la recherche et développement, plutôt que dans le composite.

L'équipe d'Energy Observer est soutenue par le Ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot
L'équipe d'Energy Observer est soutenue par le Ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot © Jérémy Bidon Energy Observer
Depuis 4 ans, près de 50 personnes s’activent autour du reconditionnement de ce bateau de légende en navire du futur. Engagés et passionnés, ils ont collaboré depuis plusieurs sites en France, avec leur savoir de navigateurs, artisans, ingénieurs, architectes navals, communicants.

Comment ça marche ?


Le bateau peut atteindre les 28 km/h. Il avance en totale autonomie grâce aux 130 m2 de panneaux photovoltaïques et aux deux éoliennes de 6,50 mètres de hauteur en forme de spirales qui lui donnent cette silhouette très moderne. 
Durant le trajet, l'équipe va mettre en route le procédé expérimentale de production d'hydrogène. Roland Reynaud, ingénieur au Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), explique tout simplement le procédé : 

On va prélever l'eau de mer, et la désaliniser. On va passer cette eau sur un électrolyseur qui va casser la molécule d'eau et qui va la transformer en hydrogène et oxygène". 

Yves Parlier, le navigateur girondin, est aussi de l'aventure. Il teste un système de voile pour tracter le bateau. Des essais ont été réalisés en Atlantique ces derniers jours. 


L'Energy Observer part pour 6 ans autour du monde pour tester et convaincre le plus grand nombre.
A terme, les technologies de ce bateau du futur pourront trouver des applications dans le monde maritime,  qui devrait ainsi trouver la solution pour abandonner les énergies fossiles. 

Les essais en mer de tractage de voile, concept développé par Yves Parlier
Les essais en mer de tractage de voile, concept développé par Yves Parlier © Jeremy Bidon Energy Observer
Les essais en mer de tractage de voile, concept développé par Yves Parlier
Les essais en mer de tractage de voile, concept développé par Yves Parlier © Jérémy Bidon Energy Observer

L'Energy Observer sera à Bordeaux au ponton d'honneur, quai Richelieu ce mardi 26 septembre en fin de matinée et jusqu'au 2 octobre. Un village est installé sur les quais pour faire découvrir l'expédition. Entrée gratuite de 10 h à 18 H. 

A suivre en direct sur notre page Facebook France 3 Aquitaine à partir de 10 h. 

 

durée de la vidéo: 02 min 41
Présentation de l'energy Observer





 

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