"Ici, on paiera la taxe LGV pendant 40 ans" Plus de 700 communes visées par les anti LGV

Les opposants au Grand projet ferroviaire du Sud Ouest revendiquent une nouvelle action ce samedi 4 mai. Ils affirment avoir posé des panneaux dans plus de 700 communes du Lot-et-Garonne et de la Gironde pour marquer leur rejet de la future ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse, puis entre Bordeaux et Dax.

La mobilisation du collectif LGV Non merci ne faiblit pas. Les opposants au Grand projet du Sud ouest (GPSO) qui vise à relier, via une ligne à grande vitesse Bordeaux et Toulouse, puis Bordeaux et Dax ont, une nouvelle fois, fait entendre leur voix. 
Quelques semaines seulement après la grande mobilisation de Cadaujac en Gironde, ils s'en sont pris cette fois aux panneaux des communes concernées par la Taxe spéciale d'Equipement rebaptisée en Taxe LGV.

Près de 30 millions d'euros par an

Pas moins de 700 panneaux d'entrée de communes ont ainsi été ciblés. Avec, à chaque fois, un écriteau apposé sous le nom de la municipalité. "Ici, on paiera la taxe LGV pendant 40 ans", écrivent-ils. Villenave d'Ornon dans la métropole bordelaise, Villeneuve sur Lot en Lot-et-Garonne ou encore La Réole en Gironde en ont fait les frais. 

"Ce projet décidé par l'État est financé en partie - 29,5 millions d'euros chaque année- par les habitants et habitantes des territoires ruraux qui seraient traversés par les LGV, quand bien même ils et elles sont peu concerné.es par le "gain" de temps", justifie le collectif dans un communiqué. Quelque 2 340 communes sont concernées en Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie

Privilégier le train du quotidien

Le collectif souligne que cette taxe, incluse dans la taxe foncière depuis 2023 est prévue pour sur 40 ans, "mais la durée et le montant sont susceptibles d'être majorés en cas de surcouts". Et rappelle sa priorité : moderniser les lignes existantes et les services du train du quotidien. "Les moyens manquent de toutes parts pour financer le service et le réseau existant", souligne-t-il.

Ceci est symptomatique d'une situation désastreuse, où des communes s'endettent pour financer un projet qui ne leur est d'aucun intérêt.

Collectif anti LGV

Le collectif appelle les habitants concernés à se tourner vers la désobéissance fiscale en refusant de payer cette taxe, dont le montant s'élève entre 6 et 8 euros par foyer et par an. Lui assure avoir engagé des recours en cours d'instruction par les tribunaux administratifs de Bordeaux et Toulouse et a initié une question prioritaire de constitutionnalité devant le Conseil constitutionnel.