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Girondins de Bordeaux : la vente repoussée de quinze jours

Joseph DaGrosa (à gauche) souriant à son arrivée à la mairie de Bordeaux. / © Nicolas Morin
Joseph DaGrosa (à gauche) souriant à son arrivée à la mairie de Bordeaux. / © Nicolas Morin

La vente des Girondins de Bordeaux au fonds d'investissement américain GCAP a été repoussée de quinze jours. Un problème de "mise à disponibilité" des fonds est évoqué par les élus de Bordeaux Métropole. 

Par MK et Jean-François Géa

C'est un feuilleton à multiples rebondissements. Après le report du vote de Bordeaux métropole concernant la vente des Girondins.  Un vote finalement favorable, c'est au tour de la vente en elle-même d'être repoussée de 15 jours.

Le transfert de titres de propriété entre M6, actuel propriétaire et GACP, l'acheteur américain devait avoir lieu ce mardi après-midi, dans un cabinet d'avocats parisiens. 
Mais selon le patron de M6, Nicolas de Tavernost, la vente a été repoussée de 15 jours

 

Les élus de Bordeaux Métropole, Alain Juppé en tête, en ont été informé très tard hier soir.

Cela a pu susciter une inquiétude quand on a appris la nouvelle, reconnaît l'adjoint au Maire de Bordeaux, Nicolas Florian. 
Mais après les renseignements et les éléments qui nous ont été donnés, c'est un simple décalage administratif. 


Un report lié au déblocage des fonds nécessaires, mais "qui ne remet pas la vente en cause", affirme Nicolas de Tavernost. 
Selon Nicolas Florian

Il y avait 2 jours de retard sur le versement des fonds. 
Mais une disposition réglementaire prévoit qu'en France, en cas de report, il doit y avoir un délai de 15 jours pour l'organisation de l'assemblée générale des futures actionnaires.


Il n'en reste pas moins que ce nouvel aléa jette une ombre sur ce projet de vente du club au scapulaire.
 
L'élu socialiste à la mairie de Bordeaux, Matthieu Rouveyre rappelle :

Les élus de la Métropole ont eu à se prononcer sur une question essentielle, à savoir, si la surface financière du repreneur était suffisante. 
À cette question, la réponse a été oui, c'est d'ailleurs ce qui a amené les élus à voter la délibération présentée par le maire de Bordeaux. 
Et aujourd'hui, on apprend que finalement le repreneur américain n'avait pas l'argent. Ça remet tout en cause !
L'argent n'est pas sur la table ce qui nous fait craindre le pire ! 


Du côté de la majorité municipale, on refuse d'imaginer un scénario catastrophe. Mais Nicolas Florian ne cache plus un certain agacement.

On commence à devenir impatient ! 
On nous a poussé à passer des délibérations, nous l'avons fait. Maintenant, il s'agit que ça aille au bout et rapidement. 
On est toujours en attente de l'annonce sur la gouvernance.
Moi, je ne me fais pas de souci. Je pense que ça va se réaliser. Ça se réalisera.
Mais il faut peut-être accélérer un peu le pas !


Dans l'hypothèse où la vente ne se ferait pas, Matthieu Rouveyre pointe une autre difficulté. Un vide juridique

Les élus de la métropole n'ont pas imaginé ce scénario. 
Si jamais la vente ne se fait pas, la métropole n'aura plus de garant pour les loyers du stade Matmut-Atlantique, même dans l'hypothèse où M6 resterait propriétaire des Girondins.


Nicolas Florian pense au contraire que le groupe M6 est toujours lié à la métropole par une lettre d'intention. 
Une bataille de juriste en perspective... La meilleure solution pour éviter ce type de polémique serait que la vente soit officialisée dans les meilleurs délais. 
Rendez-vous donc dans 15 jours pour le dénouement de cette trop longue histoire. 


 

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