2023, année du renouveau au CHU de Limoges ?

La nouvelle directrice générale du CHU de Limoges, Pascale Mocaër, a présenté ses vœux aux acteurs de l’hôpital ce mardi 24 janvier. Elle a détaillé les chantiers prévus avec, en toile de fond, les récentes annonces du président de la République.

"Est-ce que c’est l’année de la prise de conscience de la situation de l’hôpital public ?" La question est posée par Hélène Pauliat, la présidente du conseil de surveillance, pour conclure la cérémonie des vœux qui s’est déroulée ce mardi 24 janvier au CHU de Limoges. En effet, l’année 2022 a encore été éprouvante pour l’hôpital, entre vagues épidémiques, épuisement du personnel et difficultés de recrutement.

Dans ce contexte, pour ses premiers vœux à Limoges, la nouvelle directrice générale Pascal Mocaër a surtout voulu présenter ses "engagements", passant de l’immobilier à l’humain avec une volonté de "renforcer les capacités d’accueil en nombre de lits" et de "renforcer les équipes."

Plusieurs chantiers

D’abord, il y a le lancement de nouveaux travaux, avec la restructuration de "D1", l’hôpital historique Dupuytren. Le permis de construire doit être déposé dans les prochains jours. Concrètement, des étages vont être libérés pour permettre des travaux, et de nombreux services seront amenés à déménager.

Il y a ensuite un chantier médical, avec l’élaboration d’un nouveau projet pour faire évoluer l’offre de soins, la recherche, ou encore la gestion du risque, avec la menace nouvelle des cyberattaques.

Pascale Mocaër parle aussi environnement, une nouveauté dans un discours de vœux. Elle évoque la responsabilité du CHU dans ce domaine par sa position de premier employeur du Limousin. La volonté est d’améliorer la filière des déchets, de prendre en compte l’environnement dans les politiques d’achat, et de réduire l’impact des activités de soins.

Dernier axe à travailler cette année : la simplification des circuits administratifs, pour faciliter la prise de décision et "réduire les tensions en matière d’emploi et de recrutement". Un plan pour "fidéliser les professionnels et accompagner les carrières" doit aussi voir le jour.

Attentes

Mais des questions demeurent, et c’est encore la présidente du conseil de surveillance qui s’en saisit en interpellant la préfète de Haute-Vienne, Fabienne Balussou, présente au premier rang : "Par quoi sera remplacée la T2A (tarification à l’activité NDLR) ? Quelles initiatives pour lutter contre les déserts médicaux ?"

Les attentes sont importantes et la volonté évoquée plusieurs fois de réduire les "irritants du quotidien" est sans doute un euphémisme, quand les professionnels de santé ont largement passé le stade de la démangeaison.