A Limoges, découverte du travail d'émaillage des ateliers d'horlogerie suisse Olivier Vaucher

A Limoges, l'événement " Impertinente ", rencontre entre émail et métal, propose des expositions, des conférences mais aussi des ateliers et des démonstrations. Au Pavillon du Verdurier les ateliers Olivier Vaucher, maison d'horlogerie suisse, ont proposé une démonstration. Ils fabriquent, entre autres, des cadrans de montres haut-de-gamme en émail.

De mai à novembre 2022, l’événement culturel "Impertinente" propose aux limougeauds une déclinaison de visites comme l'exposition "Un beau caphanaüm ! Emaux et collections" à la galerie des Hospices, mais aussi des activités dédiées à l'art de l'émail sur métal. C'est dans ce cadre que les ateliers Olivier Vaucher ont proposé une démonstration au Pavillon du Verdurier. Cette maison d'horlogerie suisse fabrique, entre autres, des cadrans de montres haut-de-gamme en émail.

En ce mois de juillet, on découvre Morgane Bovay, émailleuse, en plein travail : par petites touches, à l’aide d’un minuscule pinceau, elle pose lentement et minutieusement de l’émail bleu sur un cadran de montre. « Là, je vais le poser en entier sur tout le cadran, faire en sorte qu'il soit régulier, bien plat, explique-t-elle, ensuite je vais le sécher pour que toute l'eau qui est dans l'émail s'évapore et une fois que cette étape est faite, on va pouvoir le cuire »


Depuis plus de 40 ans, les ateliers Olivier Vaucher à Genève créent et fabriquent des cadrans pour la haute-horlogerie. Un temps boudé, l’émail attire de plus en plus les grandes maisons de luxe

C’est par l’émail qu'on va donner tout le scintillement, tout le plus au matériau, donc ça s'accorde vraiment très bien. Au niveau esthétique, on a quelque chose de très fort et en plus, durable dans le temps.

Florence Huguenot, responsable du secteur émail dans l'entreprise Vaucher


Camille Nerrière regarde attentivement les gestes de ces émailleuses qui montrent les différentes applications et techniques possibles.« Là, cette fusion de deux matières diamétralement opposées au niveau chimique et physique, c'est incroyable et puis c'est un héritage... un héritage français, européen, limougeaud dans la technique de l’émail peint » s'émerveille-t-elle. Il faut dire que la jeune femme vient d’être diplômée d’un CAP unique en France, la formation Email d’Art sur métaux dispensée à Limoges, berceau des arts du feu. Elle rejoindra en septembre les ateliers Vaucher.

César Sansone lui aussi est recruté par l’entreprise genevoise. Si le CAP lui a donné une base solide, le futur émailleur est conscient qu’il lui reste beaucoup à assimiler : « Je crois que je vais apprendre une grande partie de mon métier toute ma vie parce que dans l'artisanat on ne finit jamais d'apprendre, surtout dans les savoir-faire comme ça où il y a beaucoup de techniques à apprendre et beaucoup de choses à connaître et à comprendre »