À Limoges, un ancien journaliste reconverti en boulanger bio

Ancien caméraman, Sylvain Thévenard a ouvert en décembre 2019 sa boulangerie 100% bio, "Chez Renard", avec également un point de vente aux nouvelles Halles de Limoges. Une reconversion qui le "reconnecte avec le réel".
L'ancien caméraman a choisi de mettre la main à la pâte.
L'ancien caméraman a choisi de mettre la main à la pâte. © F3 Limousin
"Chez Renard" : le nom de la boulangerie s'est vite imposé. Il suffit de regarder la chevelure d'un roux flamboyant de notre ancien confrère pour comprendre. "Renard", c'était aussi son surnom au sein de son club de rugby amateur.

Sylvain Thévenard est un rygbyman et donc un fonceur. Aussi, quand l'envie lui a pris de changer de vie, tout est allé très vite.
Montage du plan financier, formation en quatre mois intensifs à l'école internationale de boulangerie près de Sisteron, recrutement de deux salariés, et lancement de son commerce dans un parfait timing au moment de la réouverture des Halles, flambant neuves.
Les premiers résultats sont encourageants, et le bouche à oreille très positif. Le Renard a réussi le pari de son changement de vie.
Les premiers résultats sont encourageants, et le bouche à oreille très positif. Le Renard a réussi le pari de son changement de vie. © Gwénola Bériou / France Télévisions

Sylvain Thévenard a fait le choix du 100% bio et du pain à l'ancienne, au levain, pour renouer avec les saveurs et la qualité d'antan.

Le levain, c'est le goût, la conservation, et d'un point de vue nutritionnel un pain plus digeste. J'ai l'impression de renouer avec le réel, quelquechose que j'avais un peu perdu. Et ça fait du bien."
 

Démarrage sur les chapeaux de roue au moment des fêtes de fin d'année, renforcement de l'équipe, nuits presques blanches... Malgré l'enthousiasme et la passion, l'ancien journaliste devenu chef d'entreprise n'édulcore pas les difficultés.

Il ne faut pas croire que tout est rose, qu'on change de vie en un claquement de doigts et que tout est merveilleux. Je fais un nombre d'heures assez impressionnant. Physiquement, c'est dur. Il y a aussi un peu de stress, à cause des emprunts qu'il faut rembourser. Le projet fait plusieurs centaines de milliers d'euros. Il ne faut pas se planter."

Les premiers résultats sont encourageants, et le bouche à oreille très positif. Le Renard a réussi le pari de son changement de vie.
A Limoges, un ancien journaliste reconverti en boulanger bio




 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
consommation économie emploi insolite agriculture bio agriculture agro-alimentaire