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Limoges CSP : recapitalisation, nouvelle direction ou liquidation ?

L'avenir du Limoges CSP est le thème de notre émission Dimanche en Politique, ce dimanche 24 mars. Annaick Demars reçoit les journalistes Matthieu Marot (Populaire du Centre), Jérôme Ostermann (France Bleu Limousin), Fabrice Bidault (France 3) et l'ancien joueur Pape Philippe-Amagou, champion de France en 2015 et aujourd'hui consultant de l'émission NoA Basket. Ils évoquent notamment la nouvelle convocation du club le 2 avril 2024 devant la DNCCG.

Le président du Limoges CSP, Didier Jamot est convoqué une nouvelle fois à Paris, par la DNCCG, le gendarme financier de la Ligue Nationale de Basket : ce sera le 2 avril 2024.

Il ne sera pas le seul à devoir s'expliquer sur la situation financière de son club, puisque huit autres formations de Betclic Elite et Pro B, sont également convoquées ce jour-là, après l'examen des comptes à mi-saison, par le Conseil Supérieur de Gestion de la DNCCG qui s'est réuni le 14 mars dernier.

Mais visiblement, le Limoges CSP est le club qui inquiète le plus les instances nationales.

Ce jour-là, Didier Jamot devra s'expliquer sur deux points : "la perte prévisionnelle projetée au 30 juin 2024, et les opérations de recapitalisation" qui ont été annoncées par Celine Forte dans un communiqué le 4 mars dernier.

À lire aussi : Limoges CSP : on vous explique pourquoi l'ouverture du capital du club semble être une impossible équation pour Céline Forte

Après trois années consécutives de déficit, et avec un résultat d'exploitation négatif de 742.000 euros, en juin dernier (-582.000 € en 2022), le CSP est sommé par la mairie de Limoges de trouver de nouveaux investisseurs.

Jusqu'à présent tenu secret, le nom du "nouvel actionnaire national accompagné par un groupe d'acteurs locaux", annoncé par Céline Forte devra être dévoilé à la DNCCG dans dix jours et il faudra des engagements écrits et comptables pour convaincre.

Il faut qu'au minimum un million d'euros soit versé sur le compte de la SASP pour pouvoir finir la saison, aborder une saison un peu plus sereinement et aussi qu'il y ait un pacte d'associés qui soit plus cohérent. A partir du moment où cet argent est versé et où le pacte d'associés nous est présenté, on n'a aucune raison de ne pas verser le solde de la subvention

Sylvie Rozette, adjointe au maire en charge des sports (LR)

France 3 Limousin

Interrogée à ce sujet, l'adjointe au maire en charge des sports Sylvie Rozette explique : "S'il y a des gens intéressés pour recapitaliser le Limoges CSP, dans l'absolu, c'est un bon signal. Après, on verra jusqu'où ça va dans les faits concrètement. [Pour rétablir les subventions], la garantie elle est déjà financière : il faut qu'au minimum un million d'euros soit versé sur le compte de la SASP pour pouvoir finir la saison, aborder une saison un peu plus sereinement et aussi qu'il y ait un pacte d'associés qui soit plus cohérent. À partir du moment où cet argent est versé et où le pacte d'associés nous est présenté, on n'a aucune raison de ne pas verser le solde de la subvention parce qu'on est attaché à ce club et il faut que ça fonctionne dans les meilleures conditions pour pouvoir perdurer". 

Pour le CSP, l'enjeu est vital !

Le CSP risque, avant la fin de la saison, une nouvelle sanction sportive et la perte d'un ou plusieurs matchs sur tapis vert, ce qui, compte tenu de son classement actuel (le Limoges CSP n'a que deux victoires d'avance sur le premier relégable), pourrait le conduire en Pro B.

Mais le club risque aussi de se voir refuser l'engagement en Betclic Elite la saison prochaine et pourrait, là encore, se retrouver à l'échelon inférieur.

L'analyse de Jérôme Ostermann et Matthieu Marot qui suivent le club depuis une douzaine d'années :

 "Didier Jammot et Céline Forte vont-ils totalement dans le même sens ? détaille Jérôme Ostermann. Le Président est convoqué, mais la présence de Céline Forte est fortement recommandée puisqu'il doit y avoir des explications sur l'annonce de l'ouverture du capital et là, c'est à elle, actionnaire ultra-majoritaire de venir s'expliquer, ce n'est pas Didier Jammot qui va pouvoir le faire et là, quelle est la symbiose entre les deux ? Je me pose la question."

"La DNCCG attend beaucoup de la part du Limoges CSP, rappelle Matthieu Marot, et d'autant plus par rapport à ce qui s'est passé l'année dernière, parce qu'ils ont quand même été sanctionnés pour un manque de sincérité dans les comptes. Il y a une méfiance par rapport à ce qui été fait par Guillaume Lanave, le gendre de Céline Forte, directeur commercial, qui a mis en scène sa sortie en parlant de la DNCCG parrain du match, ça n'a pas du tout plu à Paris donc tout ça fait que la DNCCG va être intransigeante avec le CSP et c'est logique : d'autres clubs se battent pour rester en Betclic Elite la saison prochaine, il va y avoir trois descentes : il faut une équité dans ce championnat !"

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