Le nombre croissant des vols dans les églises

On compte 3 actes de vandalisme par jour dans les églises françaises. Après le vol des 14 croix de la chapelle St Aurélien, les fidèles sont inquiets à Limoges.
 

Les calices de la cathédrale de Limoges
Les calices de la cathédrale de Limoges © Camille Chignac
Le trafic d’objets religieux n’est pas un phénomène nouveau. En 1905, le buste d’Aredius, conservé dans la collégiale de St Yrieix-La-Perche, a été substitué pour être vendu. L’original se trouve aujourd’hui dans un musée New-Yorkais. L’achat aurait été négocié avec le curé du village par un antiquaire parisien.

Dans les années 2010, Notre Dame de Pitié a été volée dans la chapelle St Aurélien de Limoges. L’œuvre qui ne sort qu’une fois par an pour la frairie des petits ventres, a été retrouvée quelques années plus tard chez un antiquaire belge.

Vendredi 29 mars 2019, 14 croix ont donc disparu de cette même chapelle St Aurélien.
 

L’amertume des fidèles

Les paroissiens de Limoges ne cachent pas leur peine. Pour eux, le vol du chemin de croix de la petite chapelle de la rue de la Boucherie n’a rien d’anodin.

Les églises se vident. Lorsque qu’on veut les visiter en pleine campagne, elles ne sont jamais ouvertes, et pour cause : il y a trop de vols.


On compte 3 actes de vandalismes par jour dans les églises françaises. C'est une moyenne établie par le service central de renseignement criminel de la Gendarmerie. Ce dernier a recensé 877 dégradations et 129 vols en 2018.
 

Les antiquaires.

Au salon des antiquaires, les professionnels confirment qu’il existe un marché de collectionneurs d’objets religieux dont certains peuvent valoir des milliers d’euros.

Sur le circuit officiel la traçabilité des objets est rigoureuse. Mais il existe aussi un marché noir. Les collectionneurs s’approvisionneraient surtout en Espagne et dans les pays de l’Est.
 
 
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