Thomas Dutronc dans le Challenge musical de l'Université de Limoges

Le dixième Challenge musical accueille dans son jury, l'artiste Thomas Dutronc. Il participera à la remise des prix, ce jeudi 24 mars 2022, à la faculté de droit et de sciences économiques de Limoges (Haute-Vienne).

Vous êtes membre du jury du 10e Challenge musical Université à la faculté de droit et de sciences économiques de Limoges. Qu’est-ce qui vous a intéressé dans ce projet ?

De temps en temps, je me retrouve dans des projets comme ça et j’en suis très content. Ça m’intéresse d’être au contact des plus jeunes, de l’université ou des scolaires.

Piano, guitare, chants polyphoniques, électro-rap... 17 candidats vont s’affronter ce jeudi soir. C’est important qu’un professionnel comme vous rencontre ces amateurs ?

Ils ont l’air plutôt bons. J’ai quand même demandé un truc un peu spécial : qu’il y ait une trappe. Si ce n’est pas bien, on appuie sur un bouton et la personne tombe. On est un peu trop gentil aujourd’hui, c’est l’Ecole des Fans (rires).  Mais je suis censé jouer, donc c’est peut-être moi qui passera à la trappe.

Cette soirée se déroule dans le cadre du Festival de la création artistique et culturelle qui organise des concerts, des spectacles, des projections, jusqu’au 8 avril. Allez-vous jouer ?

On m’a dit qu’il fallait que je joue, j’avais un peu oublié. J’aime bien faire de la musique avec mes copains, c’est un partage. Si j’avais compris à l’avance, j’aurais demandé à un ami de m’accompagner. Je vais quand même essayer de faire deux chansons, je ne sais pas encore lesquelles.

Vous avez sorti "Frenchy" en 2020 (disque de platine), avec des collaborations avec Iggy Pop, Stacey Kent et même Jeff Goldblum.

L’idée, c’était d’enregistrer ces standards français que tout le monde connaît et de demander à des superstars, pas françaises, de bien vouloir les chanter avec nous. C’était une idée de mon manager, moi, je ne voulais pas faire de reprises. J’en ai parlé avec Rocky Gresset, qui joue de la guitare et Éric Legnini, qui joue du piano. Quand ils ont joué leurs accords sur la première reprise qu’on a essayée, "La Vie en Rose", j’ai été envoûté tout de suite.

On vous connaît surtout pour votre toucher exceptionnel de jazz manouche...

Mon idée pour cet album, c’était aussi de défendre cette guitare manouche. C’était extraordinaire, on a pris la crème de la crème de tous les musiciens. On a fait ce disque pour voyager entre copains, jouer ailleurs qu’en France. L’album devait même sortir à New York. Puis il y a eu le Covid, on n’a pas du tout pu voyager.

Et dans les bonus de l’album, vous chantez même avec votre père...

Les maisons de disque nous demandent tout le temps des bonus. Ça a été très compliqué d’attraper des vedettes internationales. Comme on était enfermé, on a invité des Français qu’on aime bien : mon père, Etienne Daho, Jane Birkin, Clara Luciani, Philippe Katerine, très marrant et génial, Eddy Mitchell, super aussi. Il y a aussi un batteur super, Denis Benarrosh, qui a amené une vraie couleur au projet, et Thomas Bramery à la contrebasse, dont je suis complètement fan.

Le Challenge musical se tient ce soir à 20h, à la faculté de droit et de sciences économiques de Limoges. L’entrée est libre.

Vive la liberté !