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L'ancien ministre Lot-et-Garonnais Jérôme Cahuzac peut à nouveau exercer la médecine générale

Jérôme Cahuzac lors de son procès en appel le 15 mai 2018 à Paris. / © Eric FEFERBERG / AFP
Jérôme Cahuzac lors de son procès en appel le 15 mai 2018 à Paris. / © Eric FEFERBERG / AFP

L'ancien ministre et maire de Villeneuve-sur-Lot, dans le Lot-et-Garonne, condamné en 2018 pour fraude fiscale, est à nouveau autorisé à exercer la médecine générale. Son autorisation d'installation en Corse avait d'abord été suspendue par l'Ordre des medecins. 

Par AR avec AFP

L'Ordre des médecins a finalement autorisé Jérôme Cahuzac à exercer la médecine générale, après avoir suspendu l'autorisation d'installation en Corse de l'ex-ministre du Budget et ancien chirurgien, a indiqué jeudi un porte-parole de l'organisme.

Le Conseil national de l'Ordre des médecins (Cnom), réuni jeudi 13 juin, l'a jugé apte à exercer, a-t-il déclaré, confirmant une information du journal médical en ligne Egora.
 

Condamné pour fraude fiscale en 2018


Jérôme Cahuzac a été condamné en mai 2018 à 4 ans d'emprisonnement, dont 2 ans avec sursis, pour fraude fiscale et blanchiment de fraude fiscale. Un aménagement de peine, avec port d'un bracelet électronique, lui a permis d'éviter la prison.
 


Le Conseil régional corse de l'Ordre des médecins avait autorisé l'ancien homme politique à exercer dans l'île, où il réside désormais.  Sa propre formation restreinte avait en effet estimé, le 19 novembre 2018, que l'ancien ministre avait "toutes les compétences et qualités nécessaires" pour s'installer en tant que médecin généraliste.

Mais l'instance nationale avait formulé le 28 novembre un recours "à titre conservatoire" suspendant cette décision.

Jérôme Cahuzac, âgé de 67 ans, avait démarré sa carrière comme chirurgien cardiaque, avant de se lancer avec succès dans les années 1990 dans les implants capillaires et comme consultant de laboratoires pharmaceutiques.

En juillet 2018, il avait effectué un remplacement d'un mois dans un centre de santé en Guyane, et disait en mai de cette même année faire parfois des opérations de chirurgie capillaire au profit d'une association.
 


"Il est désormais libre d'accepter le poste de 'clinicien hospitalier à temps partiel' que lui propose l'hôpital de Bonifacio. S'il le souhaite encore", selon Egora. 
 

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