Dans le Lot-et-Garonne, la couveuse forme les futurs agriculteurs bio

En Lot-et-Garonne, une couveuse agricole pour les néo-ruraux
On les appelle les néo-ruraux. Ce sont des anciens citadins qui ont tout plaqué pour être au plus près de la nature. Au prix de quelques sacrifices, ils ont changé de vie pour s'installer a la campagne. Illustration en Lot-et-Garonne avec Jean-Michel Daguenet et Benoît-Pierre Morin.

La couveuse agricole propose aux futurs agriculteurs, en reconversion professionnelle, de venir tester leur projet d'installation agricole "en vrai". Pendant trois ans, ils peuvent se former et se faire un nom, avant de se lancer en tant qu'agriculteur bio.

Par Jeanne Travers

Romain Mouly, futur agriculteur bio, est ingénieur aéronautique de formation.En reconversion professionnelle, il a tout plaqué pour vivre de sa passion. Comme tant d'autres, il fait partie de ces "néo-ruraux", ces anciens citadins qui ont tout plaqué pour se rapprocher de la nature.

Hier ingénieur, il apprend aujourd'hui le métier d'agriculteur. Pour cela, il a rejoint la couveuse agricole, qui lui apprendra toutes les ficelles de la profession.

Pendant 12 mois, renouvelables deux fois, il sera encadré par le SAS Gr.A.I.N.E.S, un groupement d'agriculteurs avec le soutien des consommateurs. Le but : confronter son projet professionnel à la réalité du monde agricole.

Tout au long de sa formation, il pourra s'entraîner sur du matériel et des locaux prêtés par la couveuse agricole. Tout pour s'entraîner dans les conditions du réel.

Soutenue par un réseau de commercialisation, la couveuse agricole permet également à ses poulains de se faire un nom. Avant même leur installation, ils peuvent ainsi vendre leur production et établir un carnet d'adresses avec des revendeurs.

Une initiative encourageante, à l'heure où le monde agricole traverse une crise très profonde. En 2016, le revenu des agriculteurs pourrait chuter de 26%.

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