Meurtre de la joggeuse d'Échillais : le procès d’assises en appel se déroule à partir de ce mercredi à Poitiers

En septembre 2017, Jérémy Tiberghien avait été reconnu coupable du viol et du meurtre de Catherine Gardère, il avait été condamné à 30 ans de réclusion criminelle, assortie de 20 ans de période de sûreté / © FTV
En septembre 2017, Jérémy Tiberghien avait été reconnu coupable du viol et du meurtre de Catherine Gardère, il avait été condamné à 30 ans de réclusion criminelle, assortie de 20 ans de période de sûreté / © FTV

Jérémy Tiberghien est rejugé en appel par la cour d'assises de Poitiers à partir de ce mercredi. Ce Rochefortais, âgé de 22 ans, au moment des faits, avait été condamné en 2017, à 30 ans de réclusion criminelle pour le viol et le meurtre de Catherine Gardère, commis en 2014 à Echillais.
 

Par Valérie Prétot

Le procès d’assises en appel de Jérémy Tiberghien, se déroule à partir de ce mercredi à Poitiers, les débats vont durer trois jours.

En septembre 2017, Jérémy Tiberghien avait été reconnu coupable d'avoir battu, violé et tué Catherine Gardère. Il est alors condamné à 30 ans de réclusion criminelle dont 20 ans de sureté pour le viol et le meurtre de cette mère de famille de 51 ans.

En décembre 2017, le Rochefortais de 22 ans fait appel de sa condamnation contre l’avis de ses avocats.

Les faits se sont déroulés le 3 octobre 2014

Le 3 octobre 2014, Catherine Gardère, une habitante d’Échillais, originaire de Marmande (Lot-et-Garonne), était retrouvée morte dans le bois du Chay, près du canal de la Bridoire à Échillais, non loin de Rochefort.
Catherine Gardère / © Valérie Prétot (DR)
Catherine Gardère / © Valérie Prétot (DR)
Ce sont des bénévoles, venus prêter main-forte aux gendarmes qui découvrent le corps à moitié dénudé. Le visage de Catherine Gardère est tuméfié et le torse couvert d'écchymoses.

C'est la veille, vers 20 heures que son mari, inquiet de ne pas la voir rentrer d'une marche nordique, avait alors prévenu les forces de l'ordre. L'autopsie pratiquée le lendemain avait permis d'établir que la victime avait été violée et avait succombé aux coups portés ayant entrainé une hémorragie cérébrale.

A l'époque, une marche blanche avait été organisée.


Catherine Gardère était mère de deux filles qui étaient venues témoigner devant la cour d'assises de Charente-Maritime.

L'enquête avait rebondi grâce au fichier des empreintes génétiques 


Au départ, l'enquête avait donné très peu de résultats, de très nombreuses traces ADN avaient été découvertes. Des témoignages font état de la présence d'un pêcheur, un homme âgé d'environ 25 ans mais qui reste introuvable.


Des prélévements génétiques de masse sont alors réalisés auprès de toutes les personnes habitant les environs ou fréquentant le canal. En vain. Aucune correspondance n'est trouvée.

C'est le 18 novembre 2014, soit un mois et demi après les faits que le FNAEG le Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques établit une correspondance entre l'ADN relevé et celui de Jérémy Tiberghien entendu dans le cadre d'une garde  à vue pour des faits de violences sur sa compagne.

Les explications de Luc Barré et Carine Grivet.
Intervenants : Charles-Emmanuel Andreault, Avocat des parties civiles; Jean Moulineau, Avocat de l'accusé.
Rappel des faits

 

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