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Le cri d'alarme des apiculteurs de Dordogne, des Pyrénées-Atlantiques et du Lot-et-Garonne

A la sortie de l'hiver, le constat est unanime : la mortalité des abeilles est catastrophique. Une journée de mobilisation a été lancée pour demander à l'Etat un plan de soutien exceptionnel. Les apiculteurs de Pau, Périgueux et Agen ont manifesté. "Les abeilles meurent" ont-ils alerté.

Une mobilisation nationale :


Les apiculteurs étaient appelés à manifester devant les préfectures. 

Dans les Pyrénées-Atlantiques, une petite vingtaine d'apiculteurs a déployé une banderole devant la préfecture de Pau. Le département compte environ 600 amateurs et professionnels. Le retour du soleil a peut-être incité la majorité à travailler plutôt qu'à manifester. 
Mais certains ont voulu exprimer leur vive inquiètude sur l'état de santé de leur profession. Ils réclament des aides et un plan de sauvegarde : 

Les apiculteurs palois manifestent


Les apiculteurs de Dordogne, eux, ont fait le déplacement jusqu'à Paris. Aux côtés de leurs collègues d'Ile de France, ils ont installé, sur l'esplanade des Invalides, une quinzaine de ruches et de cercueils symbolisant les pertes subies cet hiver dans les ruches. Ils ont reçu la visite du ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot et le soutien de Yannick Jadot.


Ce qu'ils réclament ?


Les apiculteurs sont aujourd'hui  environ 70.000 en France. La majorité sont de petits producteurs. Tous subissent des pertes d'environ 30%  ces dernières années. Mais les taux  de mortalité ont grimpé à 80% cet hiver pour certains.  

Pourquoi les abeilles meurent-elles ?


Les principaux accusés sont les néonicotinoïdes, des insecticides qui s'attaquent au système nerveux des insectes, désorientent et affaiblissent les pollinisateurs.


En France, la loi sur la biodiversité de 2016 prévoit l'interdiction des néonicotinoïdes à partir du 1er septembre 2018, avec des dérogations possibles au cas par cas jusqu'au 1er juillet 2020. Au niveau européen, trois néonicotinoïdes - clothianidine, thiaméthoxame et imidaclopride - ont été interdits dans toutes les cultures en plein champ. Mais les apicultueurs estiment que ce ne sera pas suffisant. 
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