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Le conseil général des Pyrénées-Atlantiques suspend son financement pour la LGV Tours-Bordeaux

© France 3 Lorraine
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Ils l'avaient dit. Ils l'ont fait. Les élus basques et béarnais ont voté, ce vendredi, la suspension de leur participation financière à la construction de la future ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux. Puisque le tronçon Bordeaux-Hendaye est repoussé à l'après 2030.

Par avec AFP

Le département des Pyrénées-Atlantiques s'était engagé à hauteur de 80 millions d'euros sur ce premier tronçon Tours-Bordeaux.

31 millions ont déjà été versés.

Pas question de payer le reste tant que les travaux entre Bordeaux et l'Espagne n'auront pas commencé.

Compte tenu du désengagement de l'Etat et de RFF à réaliser Bordeaux-Espagne dans les délais initialement prévus", il convient "de suspendre les paiements dus" par le département.

Deux élus, seulement, étaient opposés à cette délibération, et deux se sont abstenus. 

Cette décision fait suite à l'annonce du gouvernement, en juillet dernier, de reporter à "l'après 2030" les travaux entre Bordeaux et l'Espagne, en raison des économies à réaliser. 

Georges Labazée, le président socialiste de l'assemblée basquo-béarnaise avait alors déclaré "qu'il fallait prendre acte", et suspendre les paiements du Tours-Bordeaux, en cours de construction, "jusqu'au début des travaux de la LGV Bordeaux-Espagne".

C'est désormais chose faite.

David Habib, député et conseiller général socialiste, explique que

l'Etat a fait un choix financier, qui repousse la perspective de réalisation du projet, et il était normal que le Conseil général en tire les conséquences financières".






Une majorité d'élus d'Aquitains avaient dénoncé ce report de construction de la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique. Un mauvais coup pour l'économie régionale. Plusieurs collectivités avaient menacé de suspendre leur financement du tronçon Tours-Bordeaux, sur lequel elles avaient misé.

Les montages financiers prévus pour cette ligne trans-européenne impliquaient à la fois Etat et collectivités locales. Certaines avaient accepté de financer un trajet ne les concernant pas directement en misant sur le tronçon ultérieur.


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