Municipales 2020 : Biarritz suscite toutes les convoitises

Huit listes sont officiellement dans la course face au maire sortant Michel Venac. A quelques semaines du premier tour, le positionnement de chaque candidat sur l'avenir du club Biarritz Olympique Pays basque pourraient se révéler décisif. 
© GAIZKA IROZ / AFP

C'est avant tout la présence de deux ministres sur des listes concurrentes qui fait autant parler des municipales à Biarritz. Le président Emmanuel Macron a finalement tranché. Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture, et Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'état aux Affaires étrangères, dans la liste de Michel Veunac ont tous deux abandonné leur candidature. 

 

Mais au-delà de ces considérations qui font les choux gras de la presse nationale, c'est bien la multitude de listes qui interpelle. 
Elles sont au nombre de 8 à s'être déclarées : Maider Arostéguy, Guillaume Barucq, Marine Batiste, Brice Morin, Nathalie Motsch, Michel Veunac,  Karim Guerdane et Jean-Benoît Saint-Cricq. 

 

Une maire sortant déterminé à rempiler

Le maire sortant, Michel Veunac (Modem), a été élu en 2014 avec le soutien de son prédécesseur, Didier Borotra. 
"J'ai décidé de me représenter parce que j'ai un bon bilan, assurait le maire de Biarritz sur France Bleu Pays basque le 17 janvier. L'élu septuagénaire a aussi déclaré vouloir poursuivre le travail engagé sur les dossiers en cours et se sentir "l'énergie" de partir pour un nouveau mandat.

 

Une ancienne adjointe en dissidence

Lors de son élection de 2014, Michel Veunac avait créé une majorité de coalition, qui s'est effritée à mi-mandat. Et on retrouve désormais parmi ses adversaires, certaines de ses anciennes alliées. A l'image de Nathalie Motsch, qui fut en charge de l'urbanisme, avant de quitter la majorité. En cause : une opposition frontale avec le maire autour de la gestion de l'Hôtel du Palais.

Elle a été rejointe par Jacques-André Schnek, qui souhaitait, à l'origine, présenter sa propre liste. Nathalie Motsch a également obtenu le soutien d'Antoine Waechter, candidat à la présidentielle de 2007 pour le Mouvement écologiste indépendant.
 


La bataille des écolos

L'écologie, sera, époque oblige, au cœur des préoccupations des candidats. C'est d'ailleurs en opposition aux "écologistes opportunistes" que se présente la liste de gauche unissant l'association abertzale Biarritz Euskal Herrian, EELV et les Insoumis. 
Brice Morin, Mathieu Accoh ou Lysiann Brao sont quelques-uns des noms à figurer sur cette liste, toujours en cours d'élaboration.

Autre défenseur de l'environnement dans la course : Guillaume Barucq, adjoint en charge de l'environnement. Dans son programme figurent en priorité la promotion des mobilités douces et non polluantes, le développement des énergies vertes, ou encore la renaturalisation de la ville.
 

Le dossier brûlant : l'avenir du Biarritz Olympique


A quelques semaines du premier tour, la mairie de Biarritz se retrouve à devoir gérer un dossier particulièrement épineux : la situation du Biarritz olympique. Le club historique de la ville est endetté à hauteur de 2,9 millions d'euros, et se retrouve sous la menace d'une liquidation judiciaire.
Afin d'éviter le pire, les dirigeants envisagent un projet immobilier impliquant un réaménagement du plateau d'Aguilera, qui comprend le stade et ses alentours.

 


L'idée ne fait pas l'unanimité parmi les candidats. Michel Veunac tient avant tout à "protéger les intérêts de la ville", et notamment celui "d'avoir un grand club professionnel"

Position partagée par Maider Arostéguy, conseillère municipale d'opposition et également candidate.  Guillaume Barucq se fait, lui, plus mesuré, demandant un "temps de réflexion", et regrettant qu'une décision soit à prendre "à deux mois d'une élection municipale". 

Le 12 février, le
 conseil municipal de Biarritz a voté en faveur de l'aménagement du plateau d'Aguilera. Une décision prise dans un contexte houleux, qui a a entraîné la démission de Guillaume Barucq de ses fonctions d'adjoint à l'environnement.
 


 
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