Nombreux soutiens au maire de Saint-Jean-de-Luz bousculé et giflé par des manifestants nationalistes le 14 juillet

Publié le
Écrit par Hélène Chauwin
Le maire de Saint-Jean-de-Luz au Pays basque ulcéré alors que des nationalistes avaient affiché une banderole dénonçant les cérémonies du 14 juillet
Le maire de Saint-Jean-de-Luz au Pays basque ulcéré alors que des nationalistes avaient affiché une banderole dénonçant les cérémonies du 14 juillet © France 3 Aquitaine

Des nationalistes contestant les cérémonies du 14 juillet avaient organisé une manifestation le 14 juillet dans Saint-Jean-de-Luz. Devant la mairie, le rassemblement a dégénéré en bousculade avec le maire de la commune basque, Jean-François Irigoyen. Depuis, l'élu a reçu de nombreux soutiens.

La manifestation, même si elle n'avait été ni déclarée, ni autorisée, avait bien commencé. Environ 200 indépendantistes défilaient dans les rues de Saint-Jean-de-Luz. Ils voulaient contester les cérémonies du 14 juillet et protester contre l'assimilation du Pays basque. "Les cérémonies du 14 juillet ne sont pas le fait des Basques mais des Français. C’est, pour les Basques, un jour de répression pas de fête" déclarait, à notre équipe, l'un des participants. "Nous devons nous en saisir pour dire : nous, on ne s'identifie pas à ce jour et on rentre en résistance" ajoutait une autre. 

Mais la situation a dégénéré devant la mairie. Les manifestants avaient accroché une banderole où les drapeaux français et espagnols avaient été barrés. Ulcéré, le maire Jean-François Irigoyen arrachait la banderole. S'en suivirent très vite bousculades et invectives. Notre équipe elle aussi a été prise à partie. 

 

 

Selon le maire LR d'Anglet,  Claude Olive, l'élu aurait été giflé et insulté. Appelés en renfort, les policiers se sont interposés entre Jean-François Irigoyen et les indépendantistes.

 

 

L'édile s'explique : 

On me demande après le 14 juillet d’enlever les décorations au monument aux morts et à la mairie de Saint-Jean d’enlever les drapeaux français. C’est inacceptable. Pour moi, on est en France. Je suis basque. Je suis républicain et je le resterai.

Hier lundi, sur son compte Facebook, il réagissait à titre personnel : il rappelait sa vérité et écrivait notamment 

"Alors oui, ce 14 juillet, je suis intervenu et je me suis mis en travers quand, au moyen d’une échelle, ils ont voulu arracher le drapeau tricolore qui pavoise notre Mairie. Dans un contexte différent, je note que la maire (écologiste) de Besançon a porté plainte contre des personnes ayant décroché le drapeau français de la mairie lors d’une manifestation ! Pour rappel, l’Hôtel de ville de Saint-Jean-de-Luz est pavoisé de trois drapeaux : le français, le basque et l’européen.

Oui je me suis interposé, quand après m’être fait insulté de « sale français » et de bien d’autres ignominies, je n’ai pas accepté d’être complaisant et de laisser faire cette minorité radicalisée qui venait d’apposer sa banderole avec un drapeau français barré de noir. Oui, j’ai même été giflé par une personne et je n’ai pas répliqué. Oui, j’ai été bousculé et insulté, j’ai essuyé de nombreux doigts et bras d’honneur.

 

 

Ce post a suscité de nombreux commentaires. Plus d'une centaine messages de soutien, certains d'élus comme le sénateur Max Brisson. 

Claude Olive, le maire d'Anglet a publié ce jour un communiqué dans lequel il s'insurge contre "des faits extrêmement graves". 

Nous ne pouvons tolérer de tels actes envers la France et envers un élu de la République. Le 14 juillet est la fête nationale qui célèbre la République  française indivisible, laïque, démocratique et solidaire. Les manifestants tentent de diviser notre société à travers la violence et le non-respect des lois et des valeurs républicaines. 

Claude Olive condamne ces actes et rappelle que le Pays basque est "partie intégrante de la République française". 

 

 

durée de la vidéo: 01 min 21
polémique après les échauffaurées du 14 juillet à Saint-Jean-de-Luz

 

 

En partenariat avec France 3 France Bleu et Make.org

Participez à la consultation citoyenne sur la présidentielle 2022

Faites-vous entendre ! France 3 Régions s'associe à la consultation Ma France 2022, initiée par France Bleu sur la plateforme Make.org. Le but ? Vous permettre de peser dans le débat démocratique en mettant vos idées les plus plébiscitées au centre de la campagne présidentielle.