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Ourses des Pyrénées: pas (encore) d'ourson pour Claverina

Image de Sorita lors de la réintroduction des deux ourses slovènes le 4 et le 5 octobre 2018. / © Oncfs
Image de Sorita lors de la réintroduction des deux ourses slovènes le 4 et le 5 octobre 2018. / © Oncfs

Claverina, ourse slovène récemment introduite dans les Pyrénées, est sortie de son hibernation sans ourson, a indiqué lundi l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

Par C.O avec AFP


    Le suspense demeure pour Sorita qui, également lâchée avec elle en octobre, continue pour sa part à dormir, dans sa tanière des Hautes-Pyrénées.
    
   A la faveur des températures clémentes, Claverina, qui se trouve en Aragon (Espagne), est sortie de sa tanière à la mi-février, pour en trouver une autre 1 km plus loin, et fait depuis de brèves sorties.
  

    "Ces mouvements permettent d'envisager avec une quasi-certitude que l'ourse Claverina n'est pas "suitée"" (suivie par un dernier né), explique l'ONCFS.

    
   Si elle avait eu un ourson, elle ne serait pas sortie de son abri car les oursons naissent durant l'hiver "à un stade de développement peu avancé, et ne peuvent sortir de la tanière avant plusieurs semaines". 
    
   L'Agence forestière slovène, qui a supervisé la capture des deux animaux dans le petit pays balkanique, avait indiqué on octobre que "selon toute probabilité" elles attendaient des petits. Mais l'ONCFS avait exprimé sa prudence après cette affirmation.
    
   Des analyses génétiques, dont les résultats ont été publiés lundi, ont en revanche confirmé que les deux ourses ne sont pas de la même famille, ni soeurs ni cousines.
    

   "Cette absence de lien de parenté confirme la réussite de l'opération de lâcher au regard des objectifs du plan national Ours 2018-2028, le principal but de l'opération étant d'augmenter la diversité génétique de la population ursine des Pyrénées", se félicite l'ONCFS dans un communiqué.

    
   Les deux plantigrades avaient fait l'objet de prélèvements d'ADN (poils, salive) par les agents de l'Office, juste avant leur lâcher en Béarn.

    Ils ont été introduits en octobre dans les Pyrénées-Atlantiques afin de sauvegarder l'espèce, au grand dam d'éleveurs d'ovins locaux opposés à leur présence.
 

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