Auteur d'un double meurtre en 2004, Romain Dupuy renouvelle sa demande de transfert

Publié le
Écrit par Maïté Koda .

Auteur d'un double meurtre à l'hôpital psychiatrique de Pau, Romain Dupuy est placé dans l'unité pour malades difficiles de Cadillac depuis 17 ans. Malgré ses demandes, il n'a jamais été autorisé par la justice à en sortir. Il comparaîtra à nouveau devant un juge des libertés et de la détention le 6 décembre.

C'est une nouvelle étape dans le combat que mène Romain Dupuy pour sortir de l'unité pour malades difficiles de Cadillac. Le trentenaire comparaîtra le 6 décembre devant un juge des libertés et de la détention. Une audience prévue dans l'enceinte même du centre hospitalier, pour statuer sur la possibilité, ou non, pour lui d'intégrer un service psychiatrique plus "classique". 

Pourvoi en cassation

Auteur d'un double meurtre en 2004, Romain Dupuy, âgé de 21 ans, avait poignardé une aide-soignante et décapité une infirmière. Des actes dont il a été déclaré pénalement irresponsable. Atteint de schizophrénie, il intègre, dès 2005, l'unité pour malades difficiles, spécifique à l'hôpital de Cadillac. 

A plusieurs reprises, Romain Dupuy, désormais âgé de 39 ans, a demandé à en sortir. En vain. Le 17 juin, la cour d'appel de Bordeaux avait annulé une décision du juge des libertés et de la détention, autorisant son transfert vers un hôpital psychiatrique plus classique. Une décision contre laquelle Romain Dupuy, avec son avocate Hélène Lecat, s'est pourvu en cassation. Le tribunal administratif a également été saisi d'une requête en annulation, en cours d'instruction.

Des conditions de soin "dégradées"

Les conditions de vie et de soins dans l'UMD  de Cadillac ont été pointées du doigt dans une lettre, co-signée par 18 patients de l'unité, dont Romain Dupuy. Tous soulignaient  "une prise en charge des soins dégradée", et dénonçaient les conditions de travail des soignants affectés à cette unité. "Les personnels de santé sont restreints dans la reconnaissance de leur travail et cela nuit à la continuité des prises en charge des patients", déploraient les signataires de la lettre.  

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