Ski : les professionnels ne croient pas en la réouverture des remontées mécaniques le 7 janvier

Prévue pour jeudi 7 janvier, la réouverture des stations mécaniques sera-telle maintenue ? Les professionnels attendent "sans illusion" la décision qui tomber à l'issue du Conseil de défense sanitaire. Ils espère néanmoins sauver des vacances de février "cruciales" pour leur économie.

© France 3 Aquitaine

Après des vacances de Noël au ralenti, les stations de ski vont-elles pouvoir se refaire une santé dès jeudi 7 janvier ? Le 24 novembre, alors que le deuxième déconfinement se précisait le président Emmanuel Macron annonçait le maintien de la fermeture des remontées mécaniques jusqu'en janvier. La date du 7 janvier était ensuite annoncée si les conditions sanitaires le permettaient.

Le pessimisme de rigueur

La suite est connue :  les chiffres du Covid ne sont toujours bons. Ce mardi, les derniers chiffres de Santé publique France faisaient état de 20 489 nouvelles contaminations, bien loin des 5 000 cas quotidiens visés par Emmanuel Macron en novembre afin de passer à une "nouvelle étape".
Les restaurants, qui tablaient sur une réouverture le 20 janvier, se préparent à un nouveau report. Et dans les stations de ski, à la date de la veille fatidique, les professionnels ne sont pas plus optimistes. Ce jeudi, le Premier ministre Jean Castex doit s'exprimer sur le sujet lors d'une conférence de presse.

"On a besoin d'une date"

"Nous attendons les décisions qui serons annoncées demain soir par le Premier ministre, mais franchement sur la date 7 janvier on ne fait plus aucune illusion, explique Olivier Grosclaude, le directeur de l'EPSA, l'Etablissement public des stations d'altitudes, invité du 12/13 de France 3 Nouvelle-Aquitaine.
Nous n'avons aucune perspective, et ce qui nous mine chaque jour. Quand vous voyez le beau temps, la neige… Nous, on a besoin d'une date".

Une date précise qui, dans l'idéal, ne pourrait intervenir après la fin janvier,  et ce pour des raisons d'anticipation, estime le  gestionnaire de la station de Gourette, en Béarn.

Une station de ski ça ne s'ouvre pas en s'appuyant sur un bouton. Le travail a été fait en amont, de la neige a encore été produite ce matin. Mais il reste un gros travail de damage encore à faire. A la station, il nous faut encore au moins quatre jours pour tout remettre en ordre de marche.

Olivier Grosclaude, directeur de l'Etablissement public des stations d'altitudes

Des vacances de février "cruciales"

Dans un communiqué cette semaine, Domaines skiables de France (DSF) a enjoint le gouvernement "à l'action et à la prise de décision", et rappelle à quel point les vacances de février sont cruciales pour leur économie fragile. "A quatre semaines des vacances de février, l’enjeu est majeur pour remettre en route les stations, privées de 80% d’activité à Noël", souligne le syndicat professionnel.

"A Gourette, les saisonniers ont été embauchés dès début décembre, la date prévue d'ouverture puis ont été mis en activité partielle. Quelques uns sont venus nous rejoindre en décembre mais ils sont très peu, nous sommes en activité très réduite", précise de son côté Olivier Grosclaude.

Une incompréhension persistante

Pour ce dernier, le protocole sanitaire mis en place avec le syndicat professionnel est suffisant pour limiter au maximum le risque de contamination dans les stations. "Nous avons mis en place le port du masque sur toutes les remontées mécaniques, dans les files d'attente, des règles de distanciation, la désinfection des véhicules… Il y a aussi la possibilité de se faire tester en station par les médecins… Nous sommes en plein air, donc on ne comprend pas pourquoi on ne nous permet pas d'ouvrir. "

Voir l'interview d'Olivier Grosclaude, invité du 12/13

Olivier Grosclaude, le directeur de l'EPSA, invité du 12/13

 

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