Pays-Basque: une chaîne humaine en faveur des prisonniers basques

Une chaîne humaine a rassemblé près de 2000 personnes sur les quais de la Nive à Bayonne ce samedi en fin d'après-midi. Une mobilisation pour remplacer la traditionnelle manifestation pour les prisonniers basques. Un appel lancé par les collectif Bake Bidea et Artisans de la paix.

Ils avaient été appelés à se rassembler sur le pont Marengo à partir de 17h15, munis de lanternes ou de bougies sur le thème "Argi Dugu" (Nous avons la lumière). Des manifestants issus de la société civile, mais aussi des politiques, invités à former ce samedi une chaîne humaine en faveur des prisonniers basques d'ETA incarcérés en France et en Espagne.

Les organisateurs du collectif "Bake Bidea" (le chemin de la paix) et du mouvement citoyen Artisans de la paix attendaient près de 2000 personnes qui ont semble-t-il répondu à l'appel pour former une chaîne humaine de 2kms se déployant sur les quais de la Nive, du pont du Génie jusqu'à la place du Réduit et de la Mairie. Le rassemblement remplace la traditionnelle manifestation qui a lieu chaque mois de janvier à Bayonne et Bilbao.

220 rassemblements de ce type devraient se tenir des deux côtés des Pyrénées, à Bayonne, Bilbao, Pampelune et dans des villages du Pays-Basque espagnol.

Processus de paix

Les organisateurs espèraient mobiliser le plus de monde possible, afin d'obtenir de meilleures conditions de détention pour les prisonniers, condamnés pour avoir participé ou été en contact avec l'organisation terroriste basque ETA, dissoute en mai 2018.

Avec pour principales revendications: le rapprochement familial, la libération conditionnelle pour les longues peines (près de 40 ans pour certains) ou les prisonniers très malades (21 personnes), et surtout un véritable processus de paix et de réintégration des prisonniers négocié avec les Etats français et espagnols.

Les organisateurs sont soutenus par la communauté d'agglomération du Pays-Basque (158 communes côté français) qui a voté en décembre dernier une motion appelant le gouvernement français à "rompre avec son indifférence face à la dynamique en cours au Pays-Basque". A l'issue de la chaîne humaine, le maire de St Jean de Luz Jean-François Irigoyen (LR) doit d'ailleurs prendre la parole au nom de la collectivité.

Des prisonniers des 2 côtés des Pyrénées

218 personnes font l'objet de mesures de rétention des 2 côtés de la frontière: 181 en Espagne dont 18 au Pays-Basque espagnol, 29 en France (incarcérés essentiellement dans les prisons de Lannemezan et Mont-de-Marsan), 8 ont bénéficié d'aménagements de peine et ont pu rentrer chez eux sous surveillance électronique.

 

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